Chauffeur-livreur : salaire au Québec et dans le Grand Montréal
Le chauffeur-livreur conduit une automobile, une fourgonnette ou un camion léger pour ramasser et livrer des marchandises : colis, pièces, repas, commandes de pharmacie, journaux. Dans le Grand Montréal, il part d’un entrepôt ou d’un commerce et fait sa tournée en ville et en banlieue. Cette page donne le salaire région par région, le permis exigé selon le véhicule et ce que regroupe le code de la profession.
- Médiane au Québec
- 19 $/h
- Fourchette
- 16,10 $ – 28,37 $/h
- Montréal
- 20 $/h
Guichet-Emplois, édition 2025 · CNP 75201
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Le salaire du chauffeur-livreur, région par région
| Région | Bas | Médian | Élevé | Écart au Québec | Offert dans les annonces |
|---|---|---|---|---|---|
| Ensemble du Québec | 16,10 $ | 19 $ | 28,37 $ | — | — |
| Montérégie | Pas de donnée propre : le Guichet-Emplois affiche les chiffres du Québec | 26 $ (37) | |||
| Montréal | 16,10 $ | 20 $ | 30 $ | +5 % | 21,50 $ (43) |
| Laval | 16,10 $ | 20,90 $ | 28 $ | +10 % | 22,50 $ (20) |
| Lanaudière | 16,10 $ | 18 $ | 27 $ | −5 % | 21 $ (14) |
| Laurentides | Pas de donnée propre : le Guichet-Emplois affiche les chiffres du Québec | 23,50 $ (25) | |||
Ce tableau mesure la CNP 75201. Elle réunit le chauffeur-livreur, mais aussi le livreur de pizzas, le chauffeur de cantine mobile, le chauffeur-vendeur et le distributeur porte-à-porte de prospectus. Statistique Canada en exclut le conducteur de poids lourd (73300), l’aide de camion de livraison (75211), le messager (74102), le chauffeur de camion à ordures (74205) et le répartiteur (14404).
Salaire horaire bas, médian et élevé publiés par le Guichet-Emplois (CNP 75201), et salaire offert dans les annonces du Grand Montréal (6 mois, de février à août 2026) ; entre parenthèses, le nombre d’annonces à l’heure, en dessous de dix la médiane n’est pas affichée.
Médiane du Québec selon l’édition du fichier : 2023 : 18 $/h · 2024 : 19 $/h · 2025 : 19 $/h.
Ce que disent les annonces
Sur 150 annonces publiées sur le Guichet-Emplois dans le Grand Montréal (6 mois, de février à août 2026), 4 % mentionnent un quart de nuit, 5 % un quart de soir et 5 % la fin de semaine.
Il n’y a pas d’horaire unique pour ce groupe : le livreur de journaux, le livreur de repas et le chauffeur-livreur de pièces pour un distributeur ne livrent pas au même moment de la journée. Le bloc « Ce que disent les annonces », plus haut, donne pour chaque région la part des offres qui mentionnent le soir, la nuit ou la fin de semaine : c’est la mesure la plus proche de ce qui vous attend dans le Grand Montréal. Une règle change le quotidien dès que le camion grossit. Lorsque le poids nominal brut du véhicule, sa charge maximale comprise, atteint 4 500 kg, la SAAQ le classe véhicule lourd, même s’il se conduit avec un permis de classe 5. La ronde de sécurité doit alors avoir été faite dans les 24 heures qui précèdent le départ, et les règles sur les heures de conduite et de repos s’appliquent. Le guide de la SAAQ dispense du dispositif de consignation électronique le conducteur qui reste dans un rayon de 160 km de son terminus d’attache et qui y revient chaque jour : les deux conditions doivent être réunies.
Le métier du chauffeur-livreur
- Conduire une automobile, une fourgonnette ou un camion léger sur une tournée de livraison locale, en ville et en banlieue.
- Planifier l’ordre des arrêts et l’itinéraire de la journée, ou suivre celui que fixe la répartition.
- Charger le véhicule au départ de l’entrepôt ou du commerce, puis décharger à chaque arrêt, souvent à la main ou au diable.
- Trier la marchandise à livrer avant le départ, quand ce tri ne se fait pas déjà à l’entrepôt.
- Inspecter le véhicule avant et après la tournée ; faire la ronde de sécurité exigée par la SAAQ lorsque le camion est un véhicule lourd.
- Remettre la marchandise, faire signer la preuve de livraison et servir le client lors d’une vente ou d’une livraison.
- Noter les cueillettes, les livraisons, le kilométrage et les frais de carburant.
- Signaler à la répartition un retard, un client absent, une livraison refusée ou un accident.
- Monter ou installer l’article livré lorsque le service le prévoit.
- Reprendre les retours et les rapporter au point de départ en fin de tournée.
Exigences, cartes et certifications
- Permis de conduire de la classe qui correspond au véhicule : la classe 5 suffit pour une automobile, une fourgonnette ou un camion de deux essieux dont la masse nette est inférieure à 4 500 kg.
- Permis de classe 3 de la SAAQ si le camion compte trois essieux ou plus, ou deux essieux et une masse nette de 4 500 kg ou plus.
- Un an d’expérience de conduite sécuritaire, habituellement exigé selon la Classification nationale des professions.
- Un diplôme d’études secondaires, habituellement exigé selon la fiche de Québec.ca.
- Certificat de formation en transport des marchandises dangereuses quand la charge en contient.
- Admissibilité au cautionnement, que certains employeurs exigent selon Statistique Canada.
- Capacité à charger et à décharger la marchandise à chaque arrêt de la tournée.
Formation
Aucune formation précise n’est exigée : la fiche de Québec.ca le dit en toutes lettres, et la Classification nationale des professions parle d’une formation donnée en cours d’emploi. Le seul préalable réel est le permis. Pour une automobile, une fourgonnette ou un camion de deux essieux sous 4 500 kg de masse nette, le permis de classe 5 que vous avez déjà suffit. Pour un camion plus lourd, il faut la classe 3 : la SAAQ demande d’avoir cumulé 2 ans d’expérience comme titulaire d’un permis de classe 5, permis probatoire compris, puis un rapport d’examen médical avec examen de la vue avant l’examen théorique. Pour qui veut aller plus loin, le diplôme d’études professionnelles Transport par camion, programme 5291, de 615 heures (Inforoute FPT), prépare à la conduite du semi-remorque et au métier de camionneur. Deux formations courtes s’ajoutent selon l’employeur : le certificat de transport des marchandises dangereuses quand la charge en contient, et la formation de cariste prévue à l’article 256.3 du Règlement sur la santé et la sécurité du travail quand vous chargez vous-même au chariot élévateur à l’entrepôt.
Progression
La livraison mène d’abord à un volant plus lourd : après 2 ans de classe 5, la classe 3 ouvre le camion porteur, puis la classe 1 le semi-remorque, deux métiers que Statistique Canada range sous un autre code, la CNP 73300. D’autres restent dans la livraison et passent à la répartition (14404) ou à la supervision des chauffeurs-livreurs (72024).
Questions fréquentes
Quel est le salaire d’un chauffeur-livreur ?
Le tableau de cette page le donne : l’horaire bas, médian et élevé que publie le Guichet-Emplois pour le Québec, puis pour Montréal, Laval, la Montérégie, les Laurentides et Lanaudière, à côté du salaire offert dans les annonces. Lisez-le avec la note qui l’accompagne : le même code réunit le livreur de colis, le livreur de repas et le chauffeur-vendeur.
Quel est le salaire moyen d’un chauffeur de livraison ?
Le Guichet-Emplois ne publie pas de moyenne, mais une médiane : la moitié des personnes gagnent moins, l’autre moitié plus. Le bas du tableau correspond en général au 10e centile et le haut au 90e. Les salaires tirés de l’Enquête sur la population active comprennent les pourboires et les commissions, ce qui compte pour la livraison de repas.
Quel est le salaire minimum d’un livreur au Québec ?
Le livreur salarié a droit au moins au taux général du salaire minimum, fixé en vertu de la Loi sur les normes du travail. Selon la CNESST, celui qui travaille pour une entreprise qui vend, livre ou sert des repas à consommer ailleurs, et qui reçoit habituellement des pourboires, peut être payé au taux du salarié au pourboire, plus bas, sans compter ses pourboires.
Comment puis-je travailler en tant que livreur avec ma voiture ?
Avec un permis de classe 5, qui autorise l’automobile et la fourgonnette. Québec.ca note que ces livreurs travaillent pour une entreprise ou à leur compte, et la différence compte : la Loi sur les normes du travail et son salaire minimum visent les salariés, pas la personne qui livre à son compte. Les deux sont comptés dans le même code de profession, le 75201.
Chauffeur-livreur classe 5 : quel véhicule peut-on conduire ?
La classe 5 autorise l’automobile, la fourgonnette et tout camion de deux essieux dont la masse nette est inférieure à 4 500 kg, selon la SAAQ. Une camionnette ou un fourgon sous ce seuil se conduit donc sans autre classe. Un camion de trois essieux, ou de deux essieux à 4 500 kg de masse nette ou plus, demande la classe 3.
Un camion de livraison conduit en classe 5 peut-il être un véhicule lourd ?
Oui. Le permis se règle sur la masse nette, mais la SAAQ classe véhicule lourd tout véhicule dont le poids nominal brut, charge maximale comprise, atteint 4 500 kg. Un fourgon conduit avec la classe 5 peut donc exiger la ronde de sécurité, le respect des heures de conduite et de repos et l’inscription de l’exploitant auprès de la Commission des transports du Québec.
Quel est le code CNP d’un chauffeur-livreur ?
C’est le 75201 de la Classification nationale des professions : chauffeurs-livreurs/chauffeuses-livreuses de services de livraison et distributeurs/distributrices porte-à-porte. Le conducteur de poids lourd n’en fait pas partie ; il relève du 73300. Le messager est au 74102 et l’aide de camion de livraison au 75211, chacun avec sa propre série de salaires.
Peut-on devenir chauffeur-livreur sans expérience ?
Sans expérience du métier, oui : Statistique Canada note que la formation se donne en cours d’emploi, et Québec.ca n’exige aucune formation précise. L’expérience de la route, elle, compte : un an de conduite sécuritaire est habituellement exigé. Le permis de la classe qui correspond au véhicule reste le seul préalable fixe.
Un livreur de pharmacie fait-il le même métier ?
Oui, pour la classification. Québec.ca nomme les pharmacies parmi les employeurs types des chauffeurs-livreurs, avec les laiteries, les distributeurs de journaux, la restauration rapide et les nettoyeurs à sec. Le livreur de pharmacie est donc compté dans le même code, le 75201, et dans le même tableau de salaires que le livreur de colis.
Un chauffeur-livreur classe 5 peut-il livrer aux États-Unis ?
Oui, avec une condition si le véhicule pèse lourd. Selon la SAAQ, le titulaire d’une classe 5 seulement qui conduit aux États-Unis, pour son travail, un véhicule d’un poids nominal brut de 4 500 kg ou plus doit passer des examens médicaux plus fréquents. Deux solutions : obtenir la classe 3, reconnue par les Américains, ou un certificat d’un médecin accrédité par la Federal Motor Carrier Safety Administration.
Comment dit-on chauffeur-livreur en anglais ?
On dit « delivery driver ». Le groupe de la Classification nationale des professions porte le titre anglais « delivery service drivers and door-to-door distributors ». Le messager, lui, est classé à part par Statistique Canada, au 74102 : ses salaires ne figurent pas dans le tableau de cette page.
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