Superviseur d’entrepôt : salaire au Québec et dans le Grand Montréal
Le superviseur d’entrepôt dirige l’équipe d’un quart : caristes, préparateurs de commandes, manutentionnaires et commis. Dans le Grand Montréal, le poste se trouve dans les centres de distribution et les entrepôts de Montréal, de Laval, de la Montérégie et des Laurentides. Cette page donne les tâches, les quarts, le diplôme attendu, les obligations que la loi met sur ses épaules et le salaire par région.
- Médiane au Québec
- 29,32 $/h
- Fourchette
- 22 $ – 43,27 $/h
- Montréal
- 28,85 $/h
Guichet-Emplois, édition 2025 · CNP 12013
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Le salaire du superviseur d’entrepôt, région par région
| Région | Bas | Médian | Élevé | Écart au Québec | Offert dans les annonces |
|---|---|---|---|---|---|
| Ensemble du Québec | 22 $ | 29,32 $ | 43,27 $ | — | — |
| Montérégie | 21,75 $ | 29,42 $ | 45,67 $ | +0 % | 27,75 $ (28) |
| Montréal | 19,90 $ | 28,85 $ | 43,27 $ | −2 % | 34,75 $ (42) |
| Laval | Pas de donnée propre : le Guichet-Emplois affiche les chiffres du Québec | — (4) | |||
| Lanaudière | 24 $ | 27 $ | 40 $ | −8 % | — (8) |
| Laurentides | Pas de donnée propre : le Guichet-Emplois affiche les chiffres du Québec | 23,04 $ (12) | |||
Le tableau porte sur la CNP 12013, « Superviseurs/superviseures du personnel de coordination de la chaîne d’approvisionnement, du suivi et des horaires ». Le titre « superviseur d’entrepôt » ne figure pas parmi les exemples du groupe, qui réunit l’expéditeur en chef, le superviseur du contrôle des stocks, celui du service des pièces et celui des horaires des équipages de vol.
Salaire horaire bas, médian et élevé publiés par le Guichet-Emplois (CNP 12013), et salaire offert dans les annonces du Grand Montréal (6 mois, de février à août 2026) ; entre parenthèses, le nombre d’annonces à l’heure, en dessous de dix la médiane n’est pas affichée.
Médiane du Québec selon l’édition du fichier : 2023 : 26,44 $/h · 2024 : 28,85 $/h · 2025 : 29,32 $/h.
Ce que disent les annonces
Sur 170 annonces publiées sur le Guichet-Emplois dans le Grand Montréal (6 mois, de février à août 2026), 6 % mentionnent un quart de nuit, 13 % un quart de soir et 10 % la fin de semaine.
Le superviseur couvre un quart, pas l’entrepôt au complet : le jour pour la réception et l’alimentation de la production, le soir pour l’expédition, la nuit pour le réapprovisionnement des emplacements de cueillette. Le quart décide du reste du travail. De jour, le superviseur est entouré — achats, service à la clientèle, maintenance, direction — et une partie de son temps passe en réunion. De soir et de nuit, il est souvent le seul cadre sur le plancher : c’est lui qui tranche sur un départ de remorque, un arrêt de convoyeur ou un accident, sans personne à consulter. Prévoyez aussi le chevauchement aux deux bouts du quart, pour la relève, et les appels en dehors des heures. Un point se règle avant d’accepter : la Loi sur les normes du travail écarte le cadre de la majoration pour heures supplémentaires, à l’article 54, et la CNESST rappelle dans son guide d’interprétation que ce statut se juge sur les fonctions réelles — pouvoir d’embauche, de discipline, de signature — et non sur le titre inscrit à l’organigramme.
Le métier du superviseur d’entrepôt
- Répartir le travail du quart entre les caristes, les préparateurs de commandes et les manutentionnaires, selon le volume annoncé la veille
- Ouvrir et fermer le quart : point de départ avec l’équipe, relève au superviseur suivant, consignation des incidents
- Suivre les indicateurs du quart — remorques déchargées, lignes préparées, commandes en retard, erreurs de cueillette — et expliquer les écarts
- Tenir le registre des autorisations de conduite et vérifier qu’une personne a reçu la formation exigée avant de l’affecter à un chariot élévateur
- Accueillir les nouveaux sur le plancher, organiser leur jumelage et évaluer s’ils tiennent le rythme avant la fin de la période d’essai
- Arbitrer les priorités d’expédition quand un transporteur se présente en retard ou qu’une commande passe devant les autres
- Enquêter sur les accidents, les quasi-accidents et les dommages au racking, puis corriger la cause avant la fin du quart
- Tenir l’exactitude des stocks : lancer les comptages cycliques, enquêter sur les écarts, autoriser les ajustements au système de gestion d’entrepôt
- Gérer les absences, les remplacements de dernière minute, l’approbation des heures et les mesures disciplinaires de premier niveau
- Faire le pont avec la production, le service à la clientèle, le transport et la maintenance, dans les deux sens
Exigences, cartes et certifications
- Un programme d’enseignement postsecondaire de deux à trois ans en gestion, en chaîne d’approvisionnement ou dans un domaine connexe, que la Classification nationale des professions donne comme condition d’accès habituelle
- Plusieurs années d’expérience dans le poste supervisé : l’entrepôt d’abord, la supervision ensuite
- Maîtrise du système de gestion d’entrepôt en service et lecture courante des rapports qu’on en tire
- Formation de cariste conforme à l’article 256.3 du Règlement sur la santé et la sécurité du travail dès que le superviseur monte lui-même sur un chariot élévateur
- Formation SIMDUT, et certificat de formation prévu à la partie 6 du Règlement sur le transport des marchandises dangereuses si l’entrepôt en expédie
- Capacité à documenter : rapport d’accident, registre de formation, avis disciplinaire, note au dossier
- Français à l’écrit comme à l’oral ; anglais fonctionnel là où les quais reçoivent des chauffeurs de l’Ontario ou des États-Unis
- Aptitude à diriger des personnes qui étaient des collègues la semaine d’avant
Formation
Deux chemins mènent au poste, et la Classification nationale des professions les nomme tous les deux : un programme d’enseignement postsecondaire de deux à trois ans en gestion ou en chaîne d’approvisionnement, ou plusieurs années d’expérience dans le poste supervisé. Du côté de l’école, l’Inforoute FPT recense le DEC Gestion des opérations et de la chaîne logistique (410.A1), 2 445 heures réparties sur trois ans, offert dans la région par le Cégep André-Laurendeau et le Collège Lionel-Groulx. La formation continue donne la voie courte, avec l’AEC Logistique du transport, offerte entre autres au Cégep André-Laurendeau et au Collège LaSalle, pensée pour des gens déjà en emploi. Du côté du plancher, beaucoup de superviseurs du Grand Montréal sont d’anciens caristes ou préparateurs devenus chefs d’équipe puis superviseurs ; leur employeur leur paie ensuite des formations courtes en supervision, en enquête d’accident ou en gestion de conflits.
Progression
Le superviseur de quart passe à gérant d’entrepôt ou à surintendant, c’est-à-dire à la responsabilité de tous les quarts plutôt que d’un seul, puis à directeur de la distribution ou des opérations. D’autres bifurquent vers la planification et la coordination logistique, l’amélioration continue, la santé et la sécurité, ou la formation. L’expérience de la supervision se transporte d’un entrepôt à l’autre plus facilement que la connaissance d’un produit.
Questions fréquentes
Quelles sont les tâches d’un superviseur ?
Le superviseur d’entrepôt répartit le travail du quart, suit les indicateurs, forme les nouveaux et répond de la sécurité de son équipe. Concrètement : le plan de quart au départ, les arbitrages d’expédition pendant la journée, l’enquête quand quelque chose casse, la relève au superviseur suivant. La Classification nationale des professions résume le groupe par « superviser, planifier, assigner et réviser le travail ».
Quel est le salaire moyen d’un superviseur ?
Le tableau plus haut donne la médiane du Québec et celle de chaque région du Grand Montréal, à partir des données du Guichet-Emplois. Il porte sur la CNP 12013, dont la note sous le tableau précise le périmètre. Une moyenne provinciale écrase l’écart entre un superviseur de quart de nuit et un gérant d’entrepôt : lisez plutôt la ligne de votre région.
Quel est le salaire d’un responsable d’entrepôt ?
« Responsable d’entrepôt » désigne souvent le même poste que « superviseur d’entrepôt » dans une annonce ; « gérant d’entrepôt » désigne en général le niveau au-dessus, celui qui répond de tous les quarts. Le tableau plus haut donne l’échelle de la profession du superviseur, du bas au haut. Le titre ne dit pas le niveau ; le nombre de personnes dirigées, oui.
Quel diplôme pour être superviseur ?
La Classification nationale des professions attend un programme d’enseignement postsecondaire de deux à trois ans en gestion ou en chaîne d’approvisionnement. Dans la région, c’est le DEC Gestion des opérations et de la chaîne logistique (410.A1) ou une AEC en logistique du transport. Elle accepte aussi, à la place du diplôme, plusieurs années d’expérience dans le poste supervisé.
Quelle est la différence entre un superviseur d’entrepôt et un coordonnateur logistique ?
Le superviseur dirige des personnes sur un plancher ; le coordonnateur organise des flux depuis un bureau. La Classification nationale des professions les sépare franchement : le coordonnateur de la logistique de la production et du transport porte le code 13201, et le groupe du superviseur, 12013, l’exclut explicitement. Dans les faits, le superviseur dirige souvent des coordonnateurs.
Quelle est la CNP d’un superviseur d’entrepôt ?
La CNP 12013, « Superviseurs/superviseures du personnel de coordination de la chaîne d’approvisionnement, du suivi et des horaires ». Le Guichet-Emplois y classe le superviseur d’entrepôt, même si ce titre ne figure pas parmi les exemples du groupe. Celui-ci exclut les coordonnateurs de la logistique (13201) et les superviseurs des services postaux et de messageries (72025).
Peut-on devenir superviseur d’entrepôt sans diplôme collégial ?
Oui, et c’est le chemin le plus courant dans le Grand Montréal. La Classification nationale des professions accepte plusieurs années d’expérience dans le poste supervisé à la place du diplôme. L’ordre habituel : cariste ou préparateur de commandes, chef d’équipe de quart, superviseur. Le diplôme redevient déterminant plus haut, quand il faut passer à gérant ou à directeur.
Un superviseur d’entrepôt travaille-t-il de soir ou de nuit ?
Souvent, oui, parce qu’un quart sans superviseur n’existe pas. Les centres de distribution de la région roulent de jour pour la réception, de soir pour l’expédition et de nuit pour le réapprovisionnement, et chacun a le sien. Le quart de nuit demande le plus de décisions seules : le superviseur y est régulièrement la seule personne d’encadrement sur le plancher.
Un superviseur d’entrepôt est-il payé en heures supplémentaires ?
Pas nécessairement : la Loi sur les normes du travail écarte le cadre de la majoration pour heures supplémentaires, à son article 54. Le guide d’interprétation de la CNESST précise toutefois que le titre n’est pas le critère — ce sont les fonctions réelles qui comptent : pouvoir d’embauche, de discipline, de signature, participation aux décisions. Faites préciser ce point par écrit.
Un superviseur d’entrepôt doit-il avoir sa formation de cariste ?
Seulement s’il conduit. L’article 256.3 du Règlement sur la santé et la sécurité du travail vise la personne qui utilise le chariot élévateur, pas celle qui la supervise. Beaucoup de superviseurs la suivent quand même : elle est courte, elle leur permet de dépanner un quart, et elle leur donne de quoi juger ce qu’ils voient dans les allées.
Y a-t-il des postes de superviseur d’entrepôt ailleurs que dans le Grand Montréal ?
Oui. Le Guichet-Emplois publie une fiche de salaire par région administrative, dont la Capitale-Nationale, où les entrepôts de distribution alimentaire et de commerce de détail embauchent aussi. Le tableau de cette page suit le découpage du Grand Montréal. Cette page décrit la profession : elle n’annonce aucun poste ouvert.
Comment dit-on superviseur d’entrepôt en anglais ?
« Warehouse supervisor ». On croise aussi « shift supervisor » et « distribution centre supervisor » dans les entrepôts bilingues de la région. Le Guichet-Emplois publie la même profession sous « warehouse supervisor » et la range dans le groupe « Supervisors, supply chain, tracking and scheduling co-ordination occupations », CNP 12013.
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