Salaires par poste

Acheteur : salaire au Québec et dans le Grand Montréal

L’acheteur achète les matières, les pièces et les services dont une usine ou un centre de distribution a besoin pour produire et expédier. Dans le Grand Montréal, le poste se trouve surtout dans les usines et les entrepôts de Montréal, de Laval, de la Montérégie et des Laurentides. Cette page donne les tâches, l’horaire, la formation et le salaire par région.

Médiane au Québec
35 $/h
Fourchette
24 $ – 54 $/h
Montréal
36,20 $/h

Guichet-Emplois, édition 2025 · CNP 12102

Vous embauchez un acheteur à Montréal, Laval ou sur la Rive-Sud ? Recruter un acheteur · Notre service : logistique et chaîne d’approvisionnement

Le salaire de l’acheteur, région par région

RégionBasMédianÉlevéÉcart au QuébecOffert dans les annonces
Ensemble du Québec24 $35 $54 $——
Montérégie24,78 $36,06 $63 $+3 %34,62 $ (11)
Montréal24,60 $36,20 $50,77 $+3 %35 $ (36)
Laval24,77 $34,65 $55,04 $−1 %— (0)
Lanaudière24,80 $34,36 $47,62 $−2 %— (1)
Laurentides25,20 $34,32 $49,96 $−2 %— (3)

Le tableau porte sur la profession CNP 12102, « Agents/agentes en approvisionnement et aux achats ». Elle réunit l’acheteur d’usine et les agents d’approvisionnement du secteur public, de la construction et du commerce de gros. Elle exclut l’acheteur de détail ou de gros (CNP 62101) et le commis aux achats (CNP 14403), que les annonces appellent souvent « acheteur » eux aussi.

Salaire horaire bas, médian et élevé publiés par le Guichet-Emplois (CNP 12102), et salaire offert dans les annonces du Grand Montréal (6 mois, de février à août 2026) ; entre parenthèses, le nombre d’annonces à l’heure, en dessous de dix la médiane n’est pas affichée.

Médiane du Québec selon l’édition du fichier : 2023 : 32 $/h · 2024 : 32,30 $/h · 2025 : 35 $/h.

Ce que disent les annonces

Sur 146 annonces publiées sur le Guichet-Emplois dans le Grand Montréal (6 mois, de février à août 2026), 1 % mentionnent un quart de nuit, 3 % un quart de soir et 1 % la fin de semaine.

L’acheteur travaille de jour, du lundi au vendredi, dans un bureau rattaché à l’usine ou au centre de distribution plutôt qu’à un siège social lointain : il faut pouvoir marcher jusqu’au quai de réception et jusqu’à la ligne. Le Guichet-Emplois situe la semaine type entre trente-cinq et quarante heures, en intérieur, assis la plus grande partie du temps. Ce qui bouge, ce n’est pas le quart, c’est le calendrier : la fin de mois, la fin d’année financière, l’inventaire annuel et la relance d’un fournisseur en rupture allongent des journées. Quand l’usine roule sur trois quarts, l’acheteur reste de jour, mais son téléphone sert au chef d’équipe de soir à qui il manque une pièce.

Le métier de l’acheteur

  • Émettre les bons de commande à partir des besoins du MRP et des demandes d’achat de la production
  • Demander des soumissions, comparer les prix, les délais et les conditions, puis recommander un fournisseur
  • Négocier les conditions d’achat : quantités, délais de livraison, conditions de paiement, ententes annuelles
  • Relancer les fournisseurs en retard et confirmer chaque date de livraison à la production et à la planification
  • Tenir à jour les points de commande, les minimums et maximums et les stocks de sécurité dans l’ERP
  • Régler les non-conformités à la réception : quantité manquante, pièce hors spécification, retour, note de crédit
  • Rapprocher les factures des bons de commande et des bons de réception avant le paiement
  • Chercher une deuxième source quand un fournisseur unique, un délai ou un prix devient un risque pour la ligne
  • Suivre la performance des fournisseurs : livraison à temps, qualité à la réception, écarts de prix
  • Coordonner avec l’ingénierie et la production les changements de pièce, les substitutions et les fins de série

Exigences, cartes et certifications

  • Diplôme d’études collégiales ou baccalauréat en gestion des affaires, en commerce ou en économie : la scolarité que la Classification nationale des professions rattache au groupe 12102
  • Expérience préalable comme commis aux achats ou commis administratif, que la même classification donne comme voie d’accès habituelle
  • Maîtrise d’un ERP ou d’un MRP sur le cycle complet : demande d’achat, bon de commande, réception, facture
  • Lecture d’une nomenclature, d’un dessin technique ou d’une fiche technique, selon ce que l’usine achète
  • Excel au-delà du tableau : tableaux croisés, comparaison de soumissions, suivi des délais fournisseurs
  • Anglais fonctionnel à l’écrit, parce qu’une bonne partie des fournisseurs de pièces sont hors Québec
  • Pour l’achat de produits ou de services spécialisés, une formation dans la discipline concernée — la CNP cite le génie

Formation

La Classification nationale des professions rattache le groupe 12102 à un diplôme d’études collégiales ou à un baccalauréat en gestion des affaires, en commerce ou en économie ; pour l’achat de produits ou de services spécialisés, elle ajoute un diplôme dans la discipline concernée, le génie par exemple. Il n’existe pas de DEP en approvisionnement : l’Inforoute FPT ne recense aucun programme de formation professionnelle sous ce mot, uniquement des programmes collégiaux. Le chemin long est le DEC Gestion des opérations et de la chaîne logistique (410.A1), que le Cégep André-Laurendeau est le seul cégep francophone de l’île de Montréal à offrir. Le chemin court, pour qui travaille déjà, passe par une AEC : Gestion de l’approvisionnement au Cégep de Saint-Jean-sur-Richelieu, 1 185 heures en mode hybride, ou Gestion des approvisionnements et planification de la production (EJN.14) au Collège Lionel-Groulx de Sainte-Thérèse, 1 125 heures dont 180 heures de stage. Supply Chain Canada décerne ensuite le titre SCMP, que des employeurs demandent ou font suivre en cours d’emploi.

Progression

L’acheteur d’expérience devient acheteur principal, puis responsable de l’approvisionnement, puis directeur des achats — la classification en fait un groupe à part, le 10012, où l’on planifie, dirige et évalue un service au complet. D’autres passent à la planification de la production, à la gestion des stocks, ou à l’analyse des sources, ce que la CNP appelle « analyste en approvisionnement stratégique ». Le titre SCMP et l’anglais d’affaires pèsent à ce niveau, parce que les fournisseurs et les contrats sortent du Québec.

Questions fréquentes

Quel est le salaire moyen d’un acheteur-approvisionneur ?

Le tableau plus haut donne la médiane du Québec et celle de chaque région du Grand Montréal, à partir des données du Guichet-Emplois. « Acheteur » et « approvisionneur » tombent dans la même profession, la CNP 12102 : le tableau ne les sépare pas. Quand une région n’a pas de donnée propre, la case reste vide plutôt que de recopier la médiane provinciale.

Quelle est la différence entre un acheteur et un approvisionneur ?

L’acheteur choisit le fournisseur et engage l’entreprise ; l’approvisionneur surveille le marché, les risques et les sources. La Classification nationale des professions les met dans le même groupe, le 12102, mais décrit leurs fonctions séparément : évaluation du risque de marché, prévisions et recherche de sources d’un côté ; appel d’offres, négociation, adjudication et suivi de contrat de l’autre. En PME, une seule personne fait les deux.

Quel est le salaire d’un acheteur au Québec ?

Il dépend de la région, du secteur et de ce que la personne achète. Un acheteur de pièces d’usine, un acheteur de services et un agent de contrats du secteur public ne se situent pas au même endroit de l’échelle. Le tableau plus haut en montre le bas, la médiane et le haut pour la profession au complet, et la note sous le tableau dit ce que cette profession regroupe.

Quelles sont les tâches d’un acheteur ?

Émettre les bons de commande, demander des soumissions, comparer prix, délais et conditions, négocier, puis relancer les fournisseurs jusqu’à la livraison. Le Guichet-Emplois ajoute l’évaluation des besoins de l’établissement, la définition des spécifications, l’adjudication des contrats et le suivi de leur exécution. En usine s’y greffent les points de commande et les non-conformités à la réception.

Existe-t-il un DEP en approvisionnement ?

Non. L’Inforoute FPT ne recense aucun programme de formation professionnelle — ni DEP ni ASP — sous « approvisionnement » : tout ce qui porte ce nom est collégial, AEC ou DEC. Un DEP dans un autre domaine, doublé d’expérience à la réception ou au magasin, reste un point de départ courant vers le poste de commis aux achats.

Quelle formation faut-il pour devenir acheteur approvisionneur ?

Un diplôme d’études collégiales ou un baccalauréat en gestion des affaires, en commerce ou en économie, selon la Classification nationale des professions. Dans le Grand Montréal, le DEC Gestion des opérations et de la chaîne logistique (410.A1) se donne au Cégep André-Laurendeau ; côté AEC, le Cégep de Saint-Jean-sur-Richelieu offre Gestion de l’approvisionnement en mode hybride.

Quelle est la différence entre un acheteur et un commis aux achats ?

Le commis exécute, l’acheteur décide. La classification les sépare franchement : le commis aux achats, classé 14403, vérifie les demandes, obtient des prix, prépare les bons de commande et suit les livraisons ; l’acheteur, classé 12102, choisit le fournisseur, négocie les conditions et engage l’entreprise. Le poste de commis mène régulièrement à celui d’acheteur.

Un acheteur industriel fait-il le même travail qu’un acheteur de commerce de détail ?

Non, et la classification le dit. L’acheteur des commerces de détail et de gros est classé 62101 : il achète de la marchandise pour la revente, il suit les salons et les tendances. L’acheteur d’usine, classé 12102, achète des matières, des pièces et des services que l’entreprise consomme ou transforme. Cette page décrit le second.

L’acheteur d’usine et l’agent d’approvisionnement du secteur public font-ils le même travail ?

Ils partagent la profession CNP 12102, mais pas les règles. L’agent du secteur public travaille par appels d’offres publics et par contrats encadrés ; Services publics et Approvisionnement Canada agit comme acheteur central du gouvernement fédéral. En usine, l’acheteur décide plus vite, avec moins de formalisme, et vit avec les conséquences sur la ligne dès le lendemain.

Peut-on devenir acheteur sans expérience ?

Rarement d’un seul coup. La Classification nationale des professions indique qu’une expérience préalable comme commis aux achats ou commis administratif est habituellement demandée. Le chemin courant passe par la réception, le magasin ou le poste de commis aux achats, puis par une AEC en approvisionnement suivie en cours d’emploi.

Comment dit-on acheteur en anglais ?

« Buyer », et « purchasing agent » pour l’agent aux achats. La Classification nationale des professions retient « buyer – purchasing » parmi ses appellations et nomme le groupe « procurement and purchasing agents ». « Procurement agent » penche vers le volet approvisionnement, et « strategic sourcing analyst » désigne l’analyste en approvisionnement stratégique.

Quelles sont les perspectives d’emploi pour un acheteur au Québec ?

Le Guichet-Emplois qualifie les perspectives de modérées au Québec pour cette profession — c’est la catégorie du milieu de son échelle, entre « bonnes » et « limitées ». Selon quebec.ca, les principaux secteurs employeurs du groupe sont les administrations publiques, la construction et le commerce de gros : le manufacturier n’en est qu’une partie. Cette page décrit le métier ; elle n’annonce aucun poste ouvert.

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