Salaires par poste

Répartiteur : salaire au Québec et dans le Grand Montréal

Le répartiteur de transport routier planifie les routes, affecte les chauffeurs aux chargements et surveille leurs heures de conduite. Dans le Grand Montréal, il travaille chez les transporteurs et dans les centres de distribution de Montréal, de Laval, de la Montérégie et des Laurentides. Cette page donne les tâches, les quarts, la formation et le salaire par région, avec ce que la profession du tableau mélange.

Médiane au Québec
28,50 $/h
Fourchette
20,25 $ – 38,50 $/h
Montréal
médiane du Québec

Guichet-Emplois, édition 2025 · CNP 14404

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Le salaire du répartiteur, région par région

RégionBasMédianÉlevéÉcart au QuébecOffert dans les annonces
Ensemble du Québec20,25 $28,50 $38,50 $——
Montérégie20,25 $26 $34,87 $−9 %— (6)
MontréalPas de donnée propre : le Guichet-Emplois affiche les chiffres du Québec27,77 $ (11)
Laval21,22 $28,85 $38,52 $+1 %— (2)
Lanaudière21,17 $28,36 $38,16 $−0 %— (3)
Laurentides20,12 $27,74 $36,91 $−3 %— (2)

Le tableau porte sur la profession CNP 14404, « Répartiteurs/répartitrices ». Elle réunit le répartiteur de camions avec le répartiteur au 911, celui des ambulances, des taxis et des dépanneuses, et l’opérateur radio. Le transport routier n’y est donc pas mesuré à part.

Salaire horaire bas, médian et élevé publiés par le Guichet-Emplois (CNP 14404), et salaire offert dans les annonces du Grand Montréal (6 mois, de février à août 2026) ; entre parenthèses, le nombre d’annonces à l’heure, en dessous de dix la médiane n’est pas affichée.

Médiane du Québec selon l’édition du fichier : 2023 : 25 $/h · 2024 : 25 $/h · 2025 : 28,50 $/h.

Ce que disent les annonces

Sur 35 annonces publiées sur le Guichet-Emplois dans le Grand Montréal (6 mois, de février à août 2026), 26 % mentionnent un quart de nuit, 29 % un quart de soir et 17 % la fin de semaine.

La répartition suit la flotte, et une flotte roule rarement sur un seul quart. Le jour concentre les cueillettes, les rendez-vous de quai et les appels de clients ; le soir et la nuit, ce sont les départs longue distance, les passages à la frontière et le suivi des camions déjà partis. Pour la personne, le quart change la nature du travail : le jour, elle est interrompue en continu et arbitre entre le client, le chauffeur et l’entrepôt ; la nuit, les appels se raréfient mais elle est souvent seule à décider, sans superviseur derrière elle et sans mécanicien sur place. Le Guichet-Emplois situe la profession entre 35 et 40 heures par semaine ; une flotte qui roule la fin de semaine demande en plus une couverture de garde. Cette disponibilité se règle avant l’entrevue, pas après l’offre.

Le métier du répartiteur

  • Bâtir le plan de la journée : affecter chaque chargement à un chauffeur, à un tracteur et à une remorque
  • Suivre les heures de conduite et de repos au dispositif de consignation électronique et refaire le plan quand une fenêtre se referme
  • Réserver, déplacer et confirmer les rendez-vous de quai chez les clients, les entrepôts et les centres de distribution
  • Suivre les camions en route et informer les chauffeurs de la circulation, des fermetures et de l’état des routes
  • Vérifier qu’une ronde de sécurité valide couvre le départ et faire suivre les défectuosités signalées à l’entretien
  • Préparer et contrôler les documents de transport : connaissement, documents d’expédition, papiers de douane pour un chargement transfrontalier
  • Chercher du fret de retour, avec les courtiers ou dans le volume du client, pour réduire le kilomètre à vide
  • Tenir à jour les dossiers des chauffeurs : heures, kilométrage, carburant, réparations
  • Régler les imprévus du quart : bris en route, retard au quai, chauffeur absent, remorque bloquée à la cour
  • Annoncer un retard au client avant l’heure prévue, pas après, et consigner la cause

Exigences, cartes et certifications

  • Diplôme d’études secondaires : c’est la condition d’accès que la Classification nationale des professions donne pour la CNP 14404
  • Connaissance appliquée du Règlement sur les heures de conduite et de repos des conducteurs de véhicules lourds : 13 heures de conduite, 14 heures de travail, fenêtre de 16 heures, cycle de 70 heures sur 7 jours ou de 120 heures sur 14 jours
  • Aisance avec un système de gestion du transport, un tableur et le portail du dispositif de consignation électronique
  • Certificat de formation en transport des marchandises dangereuses dès que la personne demande le transport de telles marchandises ou prépare les documents d’expédition, comme l’exige la partie 6 du Règlement sur le transport des marchandises dangereuses
  • Connaissance de la ronde de sécurité et de sa validité de 24 heures, pour ne pas bâtir un plan sur un départ impossible
  • Géographie du Grand Montréal, des corridors vers l’Ontario et les Maritimes, et des postes frontaliers
  • Anglais fonctionnel dès que des chargements traversent la frontière ou partent vers l’Ontario

Formation

Aucun diplôme spécialisé n’ouvre la porte : la Classification nationale des professions donne le diplôme d’études secondaires comme condition d’accès à la CNP 14404 et précise que la formation en cours d’emploi est la voie normale, sauf pour les répartiteurs des services d’urgence, qui suivent un programme officiel. Pour prendre de l’avance, l’Inforoute FPT recense l’AEC Logistique du transport (LCA.DS) : 1 230 heures, dont 255 de stage, offerte au Cégep André-Laurendeau, à LaSalle. Le même collège offre la reconnaissance des acquis et des compétences pour ce programme, une voie qui convient à qui travaille déjà dans une cour. Plus long et plus large, le DEC Gestion des opérations et de la chaîne logistique (410.A1) compte 2 445 heures, environ trois ans, au Cégep André-Laurendeau et au Collège Lionel-Groulx. S’ajoute la formation en transport des marchandises dangereuses : le certificat qu’un employeur délivre vaut 36 mois pour le transport routier.

Progression

Le répartiteur d’expérience prend d’abord un secteur plus lourd, puis devient chef d’équipe de répartition. De là, deux directions : la supervision de la coordination logistique et des horaires — que la classification range dans un autre groupe, la CNP 12013, plus large que le seul transport, ou la gestion de flotte, la planification et le service à la clientèle chez un expéditeur. Ceux qui connaissent la frontière glissent vers le courtage en transport et la logistique de tierce partie. La conduite n’est pas une étape obligée, mais un ancien chauffeur de classe 1 arrive avec une longueur d’avance sur ce qu’il peut demander à un chauffeur.

Questions fréquentes

Quel est le salaire d’un répartiteur de transport ?

Le tableau plus haut donne la médiane du Québec et celle de chaque région du Grand Montréal, à partir des données du Guichet-Emplois. Il porte sur la profession CNP 14404, plus large que le seul transport routier : la note sous le tableau dit ce qu’elle regroupe. Quand une région n’a pas de valeur qui lui est propre, la case reste vide plutôt que de recopier la médiane provinciale.

Quelle formation est nécessaire pour devenir répartiteur ?

Un diplôme d’études secondaires suffit à l’entrée : c’est la condition d’accès que la Classification nationale des professions donne pour la CNP 14404, et le reste s’apprend en cours d’emploi. Pour prendre de l’avance, l’Inforoute FPT recense l’AEC Logistique du transport (LCA.DS), 1 230 heures dont 255 de stage, offerte au Cégep André-Laurendeau, à LaSalle.

Quel est le plus gros transporteur au Québec ?

Cette page ne classe pas les transporteurs. Ce qui change le travail, c’est la taille de la flotte : à quelques camions, le répartiteur fait aussi la facturation et le service à la clientèle ; à plusieurs centaines, il tient un seul secteur. La Commission des transports du Québec tient le registre public des propriétaires et des exploitants de véhicules lourds, où chacun porte un numéro d’identification et une cote de sécurité.

Que fait un répartiteur en transport routier pendant un quart ?

Il affecte les chargements aux chauffeurs, réserve les rendez-vous de quai, suit les camions en route et refait son plan chaque fois qu’un bris, un retard ou une fin de fenêtre le casse. Le Guichet-Emplois ajoute une part administrative constante : tenir les dossiers des chauffeurs, les heures, le kilométrage, le carburant et les réparations.

Quelle est la différence entre un répartiteur en transport et un répartiteur au 911 ?

Le travail n’a rien à voir : l’un planifie des livraisons, l’autre traite des appels d’urgence. La Classification nationale des professions les range pourtant dans le même groupe, la CNP 14404, et c’est pour ça que le tableau plus haut mélange les deux. Le répartiteur d’urgence reçoit en plus une formation en cours d’emploi selon un programme officiel, et généralement un permis d’opérateur radio.

Un répartiteur d’autobus ou de la STM fait-il le même métier ?

Non, et la classification le dit : les répartiteurs d’autobus d’un réseau de transport en commun sont exclus de la CNP 14404 et rangés sous la CNP 72024. Un répartiteur de transport routier gère du fret, des remorques et des heures de service ; celui d’un réseau d’autobus gère des parcours, des horaires et des chauffeurs de ligne.

Quelle formation est nécessaire pour devenir dispatcheur répartiteur dans le transport ?

« Dispatcheur » est le mot de cour ; le titre officiel reste répartiteur. En entrevue, un transporteur vérifie rarement un diplôme, mais trois connaissances : le Règlement sur les heures de conduite et de repos des conducteurs de véhicules lourds, la ronde de sécurité et sa validité de 24 heures, et le certificat de formation en transport des marchandises dangereuses quand le fret l’exige.

Peut-on devenir répartiteur sans expérience ?

Rien ne l’interdit : la Classification nationale des professions n’exige aucun diplôme spécialisé et prévoit une formation en cours d’emploi. Ce qui ne s’improvise pas, c’est la connaissance du territoire, des clients et des règles d’heures de service. Les postes voisins y mènent : commis au transport, préposé au service à la clientèle, employé de quai.

Un répartiteur doit-il connaître les heures de conduite et de repos ?

Oui, c’est la contrainte qui décide du plan. Le Règlement sur les heures de conduite et de repos des conducteurs de véhicules lourds interdit de conduire au-delà de 13 heures de conduite, de 14 heures de travail ou de 16 heures écoulées depuis le dernier repos de 8 heures, et plafonne le cycle à 70 heures sur 7 jours ou à 120 heures sur 14 jours.

Un répartiteur peut-il travailler en télétravail ?

En partie seulement. Le Guichet-Emplois décrit un travail de téléphone, de radio et de systèmes de répartition assistés par ordinateur : cette part-là suit la personne. Ce qui ne suit pas, c’est la cour — voir une remorque, croiser un chauffeur, régler un blocage de quai. La part de présence dépend donc de l’endroit où dorment les camions.

Quels quarts fait un répartiteur en transport ?

Ceux de la flotte qu’il couvre. Le jour concentre les cueillettes, les rendez-vous de quai et les appels de clients ; le soir et la nuit, les départs longue distance et le suivi des camions en route. Le Guichet-Emplois situe la profession entre 35 et 40 heures par semaine ; une flotte qui roule la fin de semaine demande une garde en plus.

Comment dit-on répartiteur en anglais ?

« Dispatcher », et « truck dispatcher » ou « fleet dispatcher » quand il faut préciser le transport routier. Le Guichet-Emplois classe la profession sous « Dispatchers », CNP 14404. Attention au glissement : dans une cour bilingue de Montréal, « dispatch » désigne aussi le service au complet, pas seulement la personne.

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