Salaires par poste

Planificateur de production : salaire au Québec et dans le Grand Montréal

Le planificateur de production fixe la séquence de fabrication : quoi produire, dans quel ordre, sur quelle ligne et avec quelles matières. Dans le Grand Montréal, le poste vit en usine, entre le plancher, l’approvisionnement et l’expédition. Cette page donne les tâches, l’horaire, la formation reconnue au Québec, ce que la profession mesurée sous ce titre regroupe, et le salaire par région.

Médiane au Québec
27,25 $/h
Fourchette
19,85 $ – 43,55 $/h
Montréal
médiane du Québec

Guichet-Emplois, édition 2025 · CNP 14402

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Le salaire du planificateur de production, région par région

RégionBasMédianÉlevéÉcart au QuébecOffert dans les annonces
Ensemble du Québec19,85 $27,25 $43,55 $——
Montérégie19,82 $26,75 $38,37 $−2 %20,25 $ (26)
MontréalPas de donnée propre : le Guichet-Emplois affiche les chiffres du Québec18 $ (20)
Laval19,95 $25,79 $35,65 $−5 %— (5)
Lanaudière19,50 $26,03 $37,18 $−4 %20,50 $ (10)
Laurentides18,48 $24,16 $32,41 $−11 %20 $ (15)

Le tableau porte sur la CNP 14402, « Travailleurs de la logistique de la production » : l’ordonnancier et le commis aux horaires, où un diplôme secondaire suffit habituellement. Le titre « planificateur de la production » n’y figure pas — le Guichet-Emplois le rattache à la CNP 90010, « Directeurs de la fabrication ». Montréal n’a pas de donnée propre : la case reste vide.

Salaire horaire bas, médian et élevé publiés par le Guichet-Emplois (CNP 14402), et salaire offert dans les annonces du Grand Montréal (6 mois, de février à août 2026) ; entre parenthèses, le nombre d’annonces à l’heure, en dessous de dix la médiane n’est pas affichée.

Médiane du Québec selon l’édition du fichier : 2023 : 24,10 $/h · 2024 : 26,15 $/h · 2025 : 27,25 $/h.

Ce que disent les annonces

Sur 77 annonces publiées sur le Guichet-Emplois dans le Grand Montréal (6 mois, de février à août 2026), 0 % mentionnent un quart de nuit, 0 % un quart de soir et 1 % la fin de semaine.

Le planificateur travaille de jour, du lundi au vendredi. Le Guichet-Emplois situe la semaine de cette profession entre 35 et 40 heures, en intérieur, dans un environnement bruyant et à proximité immédiate des autres : le poste est dans l’usine, pas dans un bureau éloigné. Le bloc ci-dessus le confirme — presque aucune annonce de ce groupe publiée dans le Grand Montréal ne mentionne un quart de soir, de nuit ou de fin de semaine. Ce qui bouge, c’est le début et la fin de la journée : il faut avoir libéré les ordres avant que le premier quart démarre, et rester joignable quand le quart de soir découvre qu’une matière manque. Les fins de mois, les inventaires et les arrêts planifiés étirent la semaine plus que l’horaire ne le laisse croire.

Le métier du planificateur de production

  • Bâtir le plan directeur de production et le tenir à jour : quoi produire, dans quel ordre, sur quelle ligne
  • Lancer les ordres de fabrication dans l’ERP et ne les libérer que lorsque les matières et la capacité suivent
  • Préparer les estimations de matières pour qu’un lot commencé puisse se terminer sans rupture
  • Compiler les feuilles de travail détaillées à partir des commandes des clients et des gammes de fabrication
  • Suivre l’inventaire des matières, déclencher les réapprovisionnements et tenir les registres à jour
  • Garder le contact avec les fournisseurs pour que les matières et l’équipement arrivent avant le démarrage prévu
  • Rédiger les rapports d’avancement des travaux et nommer les problèmes de production qui font glisser la séquence
  • Refaire la séquence dans la journée quand une machine tombe, qu’un lot est rejeté ou qu’une commande urgente entre
  • Arbitrer entre la production, l’expédition et le service à la clientèle quand trois commandes visent la même ligne
  • Préparer la rencontre de production : ce qui est sorti, ce qui manque, ce qui bouge dans le plan de la semaine

Exigences, cartes et certifications

  • Diplôme d’études secondaires : c’est la scolarité que la Classification nationale des professions rattache au groupe 14402, et le Guichet-Emplois ajoute que cette profession n’est pas réglementée au Canada
  • Usage quotidien d’un ERP ou d’un MRP : c’est là que vivent la nomenclature, la gamme, l’ordre de fabrication et le calendrier
  • Chiffrier au-delà du tableau simple : filtres, tableaux croisés, comparaison du plan avec ce qui est réellement sorti de la ligne
  • Lecture d’une nomenclature et d’une gamme de fabrication, pour savoir ce qu’un ordre consomme et combien de temps il prend
  • Expérience du plancher de production, du magasin, de la réception ou du poste de commis aux horaires
  • Formation SIMDUT dès que l’usine entrepose ou manipule des matières dangereuses
  • Français fonctionnel avec la production, et anglais fonctionnel à l’écrit quand les fournisseurs sont hors Québec
  • Capacité à défendre une séquence et à dire non à une urgence qui coûte plus cher à insérer qu’elle ne rapporte

Formation

Aucun diplôme collégial n’est exigé à l’entrée. La Classification nationale des professions demande un diplôme d’études secondaires pour le groupe 14402, et le Guichet-Emplois précise que la profession n’est pas réglementée au Canada : il n’y a ni carte, ni permis, ni ordre professionnel. Les employeurs du Grand Montréal demandent souvent davantage, et l’Inforoute FPT recense ce davantage. Le chemin court est l’AEC Gestion des approvisionnements et planification de la production (EJN.14), de 1 125 heures, donnée au Collège Lionel-Groulx à Sainte-Thérèse : approvisionnement des lignes de fabrication, entreposage, inventaires, puis planification et soutien de la production. Le chemin long est le DEC Technologie du génie industriel (235.B0), de 2 595 heures, offert dans la région au Collège Ahuntsic et au Collège Lionel-Groulx ; le DEC Gestion des opérations et de la chaîne logistique (410.A1) mène aussi au poste, par la chaîne d’approvisionnement plutôt que par la méthode industrielle. Côté titres, l’Association for Supply Chain Management décerne le CPIM en deux examens, et son corpus porte justement sur le plan directeur de production, la prévision et la gestion des matières.

Progression

La Classification nationale des professions l’écrit en une ligne pour ce groupe : l’expérience permet d’accéder à des postes de coordonnateurs — le 13201, celui du coordonnateur de la logistique de la production et du transport. De là partent deux suites : la supervision, que la classification range dans un groupe distinct, ou l’approvisionnement et les achats, un autre groupe encore. Celui qui reste devient en général la personne qui connaît les vraies capacités des lignes, celles qui ne sont écrites nulle part dans le système.

Questions fréquentes

Quel est le rôle d’un planificateur ?

Il décide de la séquence : ce qui se fabrique, dans quel ordre, sur quelle ligne et pour quelle date. En usine, le planificateur de production traduit les commandes en ordres de fabrication, vérifie que les matières et la capacité suivent, puis refait le plan chaque fois qu’une machine tombe ou qu’un lot est rejeté. Le mot seul ne dit rien du métier : un planificateur financier n’a rien à voir avec celui-ci.

Quel est le salaire d’un planificateur de production ?

Le tableau plus haut donne le bas de l’échelle, la médiane et le haut, à partir des données du Guichet-Emplois. Une précision compte ici : Montréal n’a pas de valeur propre à elle pour cette profession, alors la case reste vide plutôt que de recopier la médiane provinciale. La Montérégie, Laval, Lanaudière et les Laurentides, elles, ont chacune la leur.

Quel est le salaire d’un planificateur ?

Tout dépend de ce qu’il planifie, et surtout du niveau. Le tableau de cette page porte sur la CNP 14402, celle de l’ordonnancier et du commis aux horaires. Le Guichet-Emplois rattache pour sa part le titre « planificateur de la production » à un autre groupe, celui des directeurs de la fabrication, dont l’échelle n’a rien à voir. La note sous le tableau le dit.

Quel est le meilleur logiciel de planification de la production ?

Il n’existe pas de classement officiel, et la question se pose mal. La planification se fait d’abord dans le module de calcul des besoins matières de l’ERP déjà en place ; ce qui compte est ce que l’outil couvre — plan directeur de production, besoins matières, charge des postes de travail. Le corpus du CPIM, décerné par l’Association for Supply Chain Management, porte sur ces trois objets. En entrevue, demandez plutôt ce qui se fait hors du système.

Quelle formation faut-il pour devenir planificateur de production au Québec ?

Un diplôme d’études secondaires : la Classification nationale des professions n’exige rien de plus pour le groupe 14402. Les annonces demandent souvent un diplôme collégial, et l’Inforoute FPT recense les deux voies d’ici — l’AEC Gestion des approvisionnements et planification de la production (EJN.14) au Collège Lionel-Groulx, et le DEC Technologie du génie industriel (235.B0), offert au Collège Ahuntsic et au même collège.

Peut-on devenir planificateur de production sans expérience ?

C’est un des rares postes de planification où la porte est ouverte, parce que la Classification nationale des professions n’exige qu’un diplôme d’études secondaires pour ce groupe et qu’aucune certification n’est obligatoire. Le chemin réel passe quand même par l’usine : magasin, réception, plancher de production ou commis aux horaires. On planifie mal une ligne qu’on n’a jamais vue tourner.

Quelle est la différence entre un planificateur de production et un coordonnateur logistique ?

Le planificateur ordonnance ce qui se fabrique ; le coordonnateur logistique organise ce qui entre et ce qui sort. La Classification nationale des professions les sépare franchement : le coordonnateur est classé 13201 et demande un diplôme postsecondaire, alors que le planificateur relève du 14402, où le secondaire suffit. Dans une petite usine, c’est la même personne, et l’annonce devrait le dire.

Quelle est la différence entre un planificateur de production et un acheteur ?

Le planificateur dit ce qu’il faut et pour quand ; l’acheteur choisit chez qui et à quelles conditions. Les deux se parlent tous les jours, mais la classification les range dans des groupes distincts : 14402 pour la logistique de la production, 12102 pour l’agent en approvisionnement et aux achats, avec un diplôme collégial ou un baccalauréat attendu de ce dernier.

Un planificateur de production travaille-t-il de soir ou de nuit ?

Rarement. Le bloc « Ce que disent les annonces » plus haut montre que presque aucune offre de ce groupe publiée dans le Grand Montréal ne mentionne un quart de soir, de nuit ou de fin de semaine, et le Guichet-Emplois situe la semaine entre 35 et 40 heures. La journée déborde plutôt des deux bouts : libérer les ordres avant le premier quart, rester joignable ensuite.

Les perspectives d’emploi sont-elles bonnes pour cette profession au Québec ?

Les deux ordres de gouvernement ne disent pas la même chose, et c’est utile de le savoir. Le Guichet-Emplois qualifie les perspectives de cette profession de très limitées au Québec, en invoquant une décroissance de l’emploi et des travailleurs expérimentés déjà en recherche. La fiche de quebec.ca sur la même profession les qualifie de bonnes. Les deux ne couvrent ni la même période ni le même modèle.

Dans quels secteurs travaille un planificateur de production ?

Pas seulement en usine, et c’est la surprise de cette profession. Selon quebec.ca, son premier secteur employeur est le commerce de détail, devant la fabrication d’aliments, de boissons et de produits du tabac, le commerce de gros, les services publics et l’administration publique. Le tableau plus haut mélange donc la planification d’usine et celle des entrepôts de détail.

Comment dit-on planificateur de production en anglais ?

« Production planner », et « production scheduler » quand l’accent porte sur la séquence. La Classification nationale des professions intitule le groupe 14402 « Production logistics workers » et retient « production clerk », « scheduling clerk » et « expediter » parmi ses appellations. « Master scheduler » désigne, lui, celui qui tient le plan directeur de production, un cran plus haut.

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