Salaires par poste

Commis à l’expédition et à la réception : salaire au Québec et dans le Grand Montréal

Le commis à l’expédition et à la réception tient le quai d’un entrepôt ou d’une usine : il prépare les chargements, établit les documents de transport, remet la marchandise au transporteur et vérifie ce qui entre. Dans le Grand Montréal, le poste se trouve à Montréal, à Laval, en Montérégie et dans les Laurentides. Cette page donne les tâches, les quarts, la formation et le salaire par région.

Médiane au Québec
22 $/h
Fourchette
17,31 $ – 30 $/h
Montréal
20,50 $/h

Guichet-Emplois, édition 2025 · CNP 14400

Vous embauchez un commis à l’expédition et à la réception à Montréal, Laval ou sur la Rive-Sud ? Recruter un commis à l’expédition et à la réception · Notre service : entreposage et distribution

Le salaire du commis à l’expédition et à la réception, région par région

RégionBasMédianÉlevéÉcart au QuébecOffert dans les annonces
Ensemble du Québec17,31 $22 $30 $——
Montérégie16,10 $21,50 $30,10 $−2 %22 $ (82)
Montréal17,82 $20,50 $28 $−7 %22 $ (65)
Laval17 $21,63 $29,27 $−2 %20,50 $ (27)
LanaudièrePas de donnée propre : le Guichet-Emplois affiche les chiffres du Québec21,33 $ (26)
LaurentidesPas de donnée propre : le Guichet-Emplois affiche les chiffres du Québec21 $ (36)

Le tableau lit la CNP 14400, « Expéditeurs/expéditrices et réceptionnaires ». Elle met sous les mêmes chiffres l’expéditeur, le réceptionnaire, l’agent expéditeur, le commis aux marchandises d’importation et l’adjoint de chaîne d’approvisionnement. Elle exclut le magasinier et le commis aux pièces (14401), le manutentionnaire (75101) et le commis aux achats et au contrôle de l’inventaire (14403).

Salaire horaire bas, médian et élevé publiés par le Guichet-Emplois (CNP 14400), et salaire offert dans les annonces du Grand Montréal (6 mois, de février à août 2026) ; entre parenthèses, le nombre d’annonces à l’heure, en dessous de dix la médiane n’est pas affichée.

Médiane du Québec selon l’édition du fichier : 2023 : 19,41 $/h · 2024 : 20,50 $/h · 2025 : 22 $/h.

Ce que disent les annonces

Sur 252 annonces publiées sur le Guichet-Emplois dans le Grand Montréal (6 mois, de février à août 2026), 2 % mentionnent un quart de nuit, 3 % un quart de soir et 3 % la fin de semaine.

Le quai suit l’horaire des transporteurs, pas celui du bâtiment. Les camions de messagerie et de lots brisés ramassent en fin d’après-midi : le commis à l’expédition finit donc souvent après la production, parce qu’une remorque ne part pas tant que les documents ne sont pas faits. La réception, elle, commence tôt, quand les chauffeurs arrivent avec leur nuit derrière eux. Dans une usine à plusieurs quarts, quelqu’un couvre le soir pour que la production de la journée sorte le lendemain matin, et la fin de semaine sert aux expéditions urgentes et aux rendez-vous décalés. Ici, c’est l’heure de départ du dernier camion qui fixe le quart, et elle se discute avant l’entrevue.

Le métier du commis à l’expédition et à la réception

  • Préparer les expéditions : rassembler les commandes, emballer, étiqueter, peser et filmer les palettes
  • Déterminer le mode d’expédition et réserver le transport auprès du transporteur, du courtier ou du service de messagerie
  • Établir les documents d’expédition et s’assurer que chaque lot porte le nom du consignataire et sa destination, comme le demande le Règlement sur les exigences applicables aux connaissements
  • Inscrire au connaissement le poids déclaré de l’expédition, puis le signer au nom de l’expéditeur et conserver l’exemplaire remis par le transporteur
  • Fixer les rendez-vous de camions et répartir les portes de quai entre la réception et l’expédition
  • Surveiller le chargement et le déchargement des remorques, compter les colis à la porte et bloquer la charge
  • Vérifier les articles reçus contre le bon de commande et le connaissement, puis noter les manquants et les bris au moment même de la livraison
  • Ouvrir la réclamation auprès du transporteur quand une palette manque ou arrive abîmée, dans le délai prévu au connaissement
  • Préparer les documents des marchandises dangereuses expédiées et vérifier les indications de danger apposées sur les colis
  • Enregistrer les entrées et les sorties dans le système de l’établissement et classer les connaissements signés

Exigences, cartes et certifications

  • Diplôme d’études secondaires : la Classification nationale des professions le donne comme condition d’accès habituelle à la CNP 14400
  • Certificat de formation en transport des marchandises dangereuses dès que vous demandez le transport de produits visés ; la partie 6 du Règlement sur le transport des marchandises dangereuses le fait délivrer par l’employeur, valide 36 mois par la route et 24 mois par voie aérienne
  • Formation SIMDUT quand l’établissement manipule des produits dangereux, selon le Règlement sur l’information concernant les produits dangereux appliqué par la CNESST
  • Lecture et rédaction des documents de transport : connaissement, bon de livraison, liste de colisage, bordereau de messagerie
  • Aisance avec le système de gestion d’entrepôt, le portail du transporteur et la balance à palettes
  • Formation de cariste conforme à l’article 256.3 du Règlement sur la santé et la sécurité du travail dès que le poste comporte le chargement au chariot élévateur
  • Anglais fonctionnel à l’écrit quand les expéditions partent vers l’Ontario ou les États-Unis
  • Sang-froid au téléphone : un camion en retard se règle par appels, pendant que la porte de quai reste occupée

Formation

Aucun DEP n’est exigé pour entrer. La Classification nationale des professions donne le diplôme d’études secondaires comme condition d’accès habituelle à la CNP 14400, et ajoute qu’un certificat de cariste et un permis de conduire peuvent être demandés. Les formations qui comptent vraiment sur un quai se donnent chez l’employeur : le SIMDUT, et surtout le certificat de formation en transport des marchandises dangereuses, que la partie 6 du Règlement sur le transport des marchandises dangereuses fait signer par l’employeur et par l’employé, pour 36 mois par la route. Ce certificat nomme l’établissement : il ne vous suit pas d’un employeur à l’autre. Pour aller vers la coordination, l’Inforoute FPT recense le DEC Gestion des opérations et de la chaîne logistique (410.A1), 2 445 heures, donné au Cégep André-Laurendeau à LaSalle et au Collège Lionel-Groulx à Sainte-Thérèse.

Progression

Le commis à l’expédition d’expérience devient chef de quai, puis superviseur de l’expédition. Ceux qui aiment la partie transport passent à la répartition, au courtage ou à la coordination logistique : ils négocient alors les taux et les délais au lieu de les subir. Le dédouanement est une autre voie : elle passe par le courtage en douane, un métier distinct de celui du quai.

Questions fréquentes

Quelles sont les tâches d’un commis ?

Un commis à l’expédition et à la réception prépare les chargements, établit les documents de transport, surveille le chargement des remorques et vérifie les articles reçus. Il réserve le camion, fixe l’heure du rendez-vous au quai, pèse et étiquette les palettes, puis enregistre le mouvement dans le système. Quand un colis manque à l’arrivée, c’est lui qui ouvre la réclamation.

C’est quoi un commis à l’expédition et à la réception ?

C’est la personne qui tient le quai d’un entrepôt, d’un centre de distribution ou d’une usine. Elle décide du mode d’expédition, prépare les documents, remet la marchandise au transporteur et contrôle ce qui arrive. La Classification nationale des professions la range dans la CNP 14400, « Expéditeurs et réceptionnaires ». Sur le terrain, les deux moitiés du titre se partagent souvent entre deux personnes, ou entre deux quarts.

Quel est le salaire d’un commis à l’expédition et à la réception au Québec ?

Le tableau plus haut le donne région par région : la médiane québécoise, puis celle de Montréal, de Laval, de la Montérégie et des Laurentides, d’après le Guichet-Emplois. Il porte sur la CNP 14400, qui place l’expédition et la réception sous les mêmes chiffres. Un poste de soir sur un quai de messagerie et un poste de jour en usine ne se situent pas au même endroit de l’échelle.

Quelle est la différence entre un réceptionnaire et un réceptionniste ?

Le réceptionnaire reçoit la marchandise sur un quai ; le réceptionniste reçoit les visiteurs et les appels à l’accueil. Les deux titres se ressemblent et les moteurs de recherche les mélangent, mais ce sont deux professions distinctes. La Classification nationale des professions place le réceptionnaire dans la CNP 14400, avec les expéditeurs. Cette page-ci porte sur le quai, pas sur la réception d’un bureau.

Commis à l’expédition ou commis d’entrepôt : qui fait quoi ?

Le commis à l’expédition répond du quai et des transporteurs : connaissements, rendez-vous de camions, chargement, réclamations. Le commis d’entrepôt répond du stock et du système : réception en système, emplacements, comptages cycliques. La Classification nationale des professions les réunit pourtant dans la CNP 14400. Ce qui change, dans les faits, c’est de quel côté du bâtiment la personne passe sa journée.

Qu’est-ce qu’un connaissement et qui le signe ?

Le connaissement est le contrat écrit d’un transport routier de marchandises contre rémunération. Au Québec, le Règlement sur les exigences applicables aux connaissements demande que le transporteur l’émette, qu’il porte un code numérique qui lui est propre, et qu’il soit signé par le transporteur et par l’expéditeur — en pratique, par le commis du quai. Un exemplaire signé reste à chacun des deux.

Faut-il une formation pour expédier des marchandises dangereuses ?

Oui. Le Règlement sur le transport des marchandises dangereuses exige que quiconque manutentionne, demande le transport ou transporte ces produits ait reçu la formation prévue à sa partie 6, ou travaille sous la supervision directe d’une personne formée. L’employeur délivre le certificat, l’employé le signe, et il vaut 36 mois par la route. Il nomme l’établissement, donc il ne suit pas la personne ailleurs.

Quelle formation faut-il pour devenir commis à l’expédition et à la réception ?

Un diplôme d’études secondaires, que la Classification nationale des professions donne comme condition d’accès habituelle à la CNP 14400. Aucun DEP n’est exigé pour entrer. Le reste s’apprend au quai : les documents de transport, le portail du transporteur, la procédure de réclamation. Le SIMDUT et le certificat de marchandises dangereuses, eux, viennent toujours de l’employeur.

Peut-on devenir commis à l’expédition sans expérience ?

Oui, en entrant d’abord comme manutentionnaire ou préparateur de commandes, puis en passant au quai quand une place se libère. Ce qui se vérifie à l’embauche n’est pas l’ancienneté mais l’exactitude : les stipulations du connaissement rendent l’expéditeur responsable des poids déclarés, et c’est le commis qui les inscrit. Un candidat méthodique se forme vite.

Un commis à l’expédition travaille-t-il de soir ?

Souvent, oui. Les transporteurs de messagerie et de lots brisés ramassent en fin d’après-midi, et la remorque ne part pas tant que les documents ne sont pas faits. Dans une usine à plusieurs quarts, quelqu’un couvre le soir pour que la production de la journée sorte le lendemain matin. La réception, elle, commence tôt. La disponibilité se règle avant l’entrevue.

Que faire quand une palette manque ou arrive abîmée ?

Notez-le sur le connaissement au moment de la livraison, devant le chauffeur, avant de signer. Les stipulations minimales annexées au Règlement sur les exigences applicables aux connaissements donnent 60 jours après la livraison pour signifier l’avis de réclamation par écrit au transporteur, et 9 mois à partir de l’expédition pour déposer la réclamation finale avec la preuve de paiement du transport.

Comment dit-on commis à l’expédition et à la réception en anglais ?

« Shipper-receiver », ou « shipping and receiving clerk » dans les annonces plus formelles. Le Guichet-Emplois traduit la CNP 14400 par « shippers and receivers ». Sur les quais bilingues de Montréal, on entend aussi « dock clerk » et « shipping clerk », et le connaissement s’appelle « bill of lading » : le formulaire réglementaire québécois porte d’ailleurs les deux langues.

Vous êtes commis à l’expédition et à la réception ?

Laissez votre numéro : nous vous écrivons par texto quand un poste correspond à votre profil.

Recevoir les offres

Vous embauchez un commis à l’expédition et à la réception ?

Description de poste à copier, questions d’entrevue et repère salarial par région.

Recruter un commis à l’expédition et à la réception