Cariste : salaire au Québec et dans le Grand Montréal
Le cariste conduit un chariot élévateur en entrepôt, en centre de distribution et en usine. Dans le Grand Montréal, le poste se concentre dans les parcs industriels de Montréal, de Laval, de la Montérégie et des Laurentides. Cette page donne les tâches, les quarts, la formation exigée par le règlement québécois et le salaire par région.
- Médiane au Québec
- 22 $/h
- Fourchette
- 16,94 $ – 31,32 $/h
- Montréal
- 21 $/h
Guichet-Emplois, édition 2025 · CNP 75101
Vous embauchez un cariste à Montréal, Laval ou sur la Rive-Sud ? Recruter un cariste · Notre service : entreposage et distribution
Le salaire du cariste, région par région
| Région | Bas | Médian | Élevé | Écart au Québec | Offert dans les annonces |
|---|---|---|---|---|---|
| Ensemble du Québec | 16,94 $ | 22 $ | 31,32 $ | — | — |
| Montérégie | 19,09 $ | 23,28 $ | 31,90 $ | +6 % | 22,50 $ (284) |
| Montréal | 16,10 $ | 21 $ | 26 $ | −5 % | 22,66 $ (134) |
| Laval | 16,10 $ | 21 $ | 30,50 $ | −5 % | 23,20 $ (29) |
| Lanaudière | 18,50 $ | 22,74 $ | 38 $ | +3 % | 20,96 $ (69) |
| Laurentides | 18 $ | 20,80 $ | 30 $ | −5 % | 21 $ (53) |
Le tableau porte sur la profession CNP 75101, « Manutentionnaires ». Elle réunit le cariste et les postes d’entrepôt qui travaillent sans chariot : manutentionnaire, chargeur de camions, ouvrier d’entrepôt. La conduite d’un chariot élévateur n’y est donc pas mesurée à part.
Salaire horaire bas, médian et élevé publiés par le Guichet-Emplois (CNP 75101), et salaire offert dans les annonces du Grand Montréal (6 mois, de février à août 2026) ; entre parenthèses, le nombre d’annonces à l’heure, en dessous de dix la médiane n’est pas affichée.
Médiane du Québec selon l’édition du fichier : 2023 : 20 $/h · 2024 : 21 $/h · 2025 : 22 $/h.
Ce que disent les annonces
Sur 590 annonces publiées sur le Guichet-Emplois dans le Grand Montréal (6 mois, de février à août 2026), 4 % mentionnent un quart de nuit, 12 % un quart de soir et 6 % la fin de semaine.
L’entrepôt tourne rarement sur un seul quart. Le jour sert à la réception et à la préparation, le soir à l’expédition, la nuit au réapprovisionnement des emplacements de cueillette. Pour le cariste, le quart change le travail lui-même : le jour, il partage les allées avec les piétons, les livreurs et la production ; la nuit, les équipes sont plus petites, il conduit plus longtemps sans interruption et il a moins de soutien immédiat si une palette tombe ou si un chariot brise. En entrepôt frigorifique, le temps passé dans le froid se découpe en périodes plus courtes. La disponibilité pour le soir, la nuit et la fin de semaine se confirme avant l’entrevue, pas après l’offre.
Le métier du cariste
- Charger et décharger les remorques au quai avec un chariot frontal ou un transpalette électrique
- Gerber et dégerber les palettes dans le racking, souvent jusqu’aux niveaux supérieurs
- Déplacer les palettes entre la réception, les emplacements de stockage et les quais d’expédition
- Alimenter les lignes de production ou les zones de préparation en matières et en palettes vides
- Inspecter le chariot avant chaque quart : freins, fourches, pneus, avertisseur, niveaux, dispositif de retenue
- Changer la bouteille de propane ou brancher la batterie du chariot électrique selon la procédure de l’établissement
- Scanner les palettes au terminal embarqué et confirmer les mouvements dans le système de gestion d’entrepôt
- Filmer, étiqueter et peser les palettes avant l’expédition
- Signaler les palettes abîmées, le racking endommagé, les écarts de quantité et les défectuosités du chariot
- Passer d’un type de chariot à l’autre selon la zone : frontal au quai, mât rétractable en allée étroite, gerbeur ou cueilleur en hauteur
Exigences, cartes et certifications
- Formation de cariste conforme à l’article 256.3 du Règlement sur la santé et la sécurité du travail : notions de base sur les chariots, milieu de travail, conduite et règles de sécurité
- Formation pratique effectuée sous la supervision d’un instructeur : démarrage, déplacement et arrêt, manutention de charges
- Autorisation de l’employeur : seules les personnes formées et autorisées peuvent conduire un chariot élévateur dans un établissement
- Formation portant sur le type précis de chariot conduit — frontal, mât rétractable, gerbeur, cueilleur en hauteur — et sur l’environnement de travail où il roule
- Âge minimal de seize ans pour conduire un chariot élévateur, fixé par l’article 256.2 du même règlement
- Mise à jour des connaissances au moins tous les trois ans, que la CNESST rattache à la norme CSA B335
- Formation SIMDUT dès que l’entrepôt reçoit ou entrepose des matières dangereuses
- Aisance avec un scanneur, un terminal embarqué et les codes d’emplacement du racking
Formation
Aucun diplôme n’est exigé pour devenir cariste : c’est la formation prévue à l’article 256.3 du Règlement sur la santé et la sécurité du travail qui l’est. Elle porte sur les notions de base relatives aux chariots élévateurs, sur le milieu de travail et ses incidences sur la conduite, sur la conduite elle-même et sur les règles de sécurité, puis se termine par une formation pratique supervisée par un instructeur. À l’École des métiers de l’équipement motorisé de Montréal, rattachée au Centre de services scolaire de Montréal, la formation complète dure huit heures — quatre heures de théorie et quatre heures de pratique — et la mise à niveau, une heure ; l’attestation remise est celle de l’ASFETM et vaut trois ans. Beaucoup d’employeurs donnent la même formation à l’interne, sur leurs propres chariots. Pour qui veut ensuite quitter le chariot pour la coordination, l’Inforoute FPT recense des AEC en logistique du transport dans plusieurs collèges de la région, ainsi que le DEC Gestion des opérations et de la chaîne logistique (410.A1).
Progression
Le cariste d’expérience devient souvent chef d’équipe de quart, puis superviseur d’entrepôt. D’autres glissent vers la réception-expédition, le comptage cyclique ou le poste de commis d’entrepôt, où il y a moins de conduite et plus de système. Celui qui maîtrise tous les types de chariots de l’établissement finit régulièrement formateur maison : c’est lui qui accompagne la partie pratique des nouveaux, celle que le règlement exige. La coordination logistique et la planification demandent en général un diplôme collégial.
Questions fréquentes
Quel est le rôle d’un cariste ?
Le cariste conduit un chariot élévateur pour charger, décharger, gerber et déplacer des palettes en entrepôt, en centre de distribution ou en usine. Il inspecte son chariot avant chaque quart, respecte la capacité nominale et les voies de circulation, et confirme chaque mouvement de stock au terminal embarqué. Le reste du quart va au filmage, à l’étiquetage et au comptage.
Quel est le salaire d’un cariste au Québec ?
Le tableau plus haut donne la médiane du Québec et celle de chaque région du Grand Montréal, à partir des données du Guichet-Emplois. Il porte sur la profession CNP 75101, dont la note sous le tableau précise le périmètre. Quand une région n’a pas de donnée propre à elle, la case reste vide plutôt que de recopier la médiane provinciale.
Quel est le salaire d’un cariste ?
Il dépend d’abord de la région, du quart et du type de chariot. Un cariste de quai, un cariste de mât rétractable en allée étroite et un cariste d’entrepôt frigorifique ne se situent pas au même endroit de l’échelle. Le tableau plus haut en montre le bas, la médiane et le haut.
Quel est le salaire d’un cariste au Canada ?
Le tableau de cette page porte sur le Québec et sur les régions du Grand Montréal, pas sur le Canada entier. Le Guichet-Emplois publie aussi une fiche canadienne pour la même profession, et les écarts entre provinces y sont réels. Pour un poste à Montréal, c’est la ligne de Montréal qui sert.
Cariste : quelle est la définition du métier ?
Un cariste est la personne qui conduit un chariot élévateur ; on dit aussi conducteur de chariot élévateur. Le mot désigne la conduite, pas l’entrepôt au complet : le cariste est un manutentionnaire qui a reçu la formation et l’autorisation de monter sur l’appareil. La Classification nationale des professions le range dans le groupe 75101, « Manutentionnaires ».
Quelle formation faut-il pour devenir cariste au Québec ?
Celle que prévoit l’article 256.3 du Règlement sur la santé et la sécurité du travail : une partie théorique sur les chariots, le milieu de travail, la conduite et les règles de sécurité, puis une partie pratique supervisée par un instructeur. Aucun DEP n’est exigé. À l’École des métiers de l’équipement motorisé de Montréal, la formation complète tient dans une journée de huit heures.
Faut-il une carte de cariste pour travailler au Québec ?
Ce qu’il faut, c’est la formation ; la « carte » est l’attestation que le formateur remet après. Aucun ministère n’émet de carte de cariste : ce n’est pas un permis de l’État. Et une carte obtenue chez un ancien employeur ne règle pas tout, puisque la formation doit porter sur votre milieu de travail et sur le chariot que vous conduirez.
Peut-on devenir cariste sans expérience ?
Oui, à condition de suivre la formation avant de monter sur le chariot. Les cours destinés aux débutants prévoient une période d’apprentissage supervisé en plus du cours, parce que la partie pratique suppose déjà un peu de conduite. Beaucoup d’entrepôts embauchent d’abord comme manutentionnaire ou préparateur de commandes, puis forment à l’interne quand un chariot se libère.
Un cariste travaille-t-il de nuit ?
Souvent, oui. Les centres de distribution du Grand Montréal fonctionnent sur plusieurs quarts : le jour pour la réception, le soir pour l’expédition, la nuit pour le réapprovisionnement des emplacements de cueillette. La nuit, les équipes sont plus petites et le cariste travaille avec moins de supervision. La disponibilité pour le quart se discute avant l’entrevue, pas une fois l’offre sur la table.
Quelle est la différence entre un cariste et un manutentionnaire ?
Le cariste conduit ; le manutentionnaire manipule à la main ou avec un transpalette manuel. Les deux appartiennent au même groupe de professions, la CNP 75101, et se croisent dans le même entrepôt, parfois dans la même journée. La différence qui compte à l’embauche est la formation : sans la formation de cariste et l’autorisation de l’employeur, personne ne monte sur un chariot élévateur.
Où se trouvent les emplois de cariste dans le Grand Montréal ?
Dans les parcs industriels et les zones d’entrepôts : Anjou et Saint-Laurent à Montréal, Lachine et Dorval près de l’aéroport, Laval au nord, Longueuil et Boucherville sur la Rive-Sud, Vaudreuil-Dorion à l’ouest. Le Guichet-Emplois découpe le Grand Montréal en régions, et le tableau plus haut suit ce découpage. Cette page décrit le métier : elle n’annonce aucun poste ouvert.
Comment dit-on cariste en anglais ?
« Forklift operator », ou « lift truck operator », les deux formes circulent dans les entrepôts bilingues de Montréal. Le Guichet-Emplois emploie « lift truck operator » pour le métier et classe la profession sous « Material handlers », CNP 75101. Attention : « material handler » désigne le manutentionnaire au sens large, pas seulement celui qui conduit.
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