Commis aux pièces : salaire au Québec et dans le Grand Montréal
Le commis aux pièces tient le comptoir de pièces de rechange d’un garage, d’un concessionnaire, d’un atelier de flotte ou d’une usine : il cherche le numéro de pièce, sort l’article et l’impute au bon de travail. Dans le Grand Montréal, le poste relève souvent du décret de l’industrie des services automobiles. Cette page donne les tâches, l’horaire, la formation et le salaire par région.
- Médiane au Québec
- 24 $/h
- Fourchette
- 20 $ – 36 $/h
- Montréal
- 25,44 $/h
Guichet-Emplois, édition 2025 · CNP 14401
Vous embauchez un commis aux pièces à Montréal, Laval ou sur la Rive-Sud ? Recruter un commis aux pièces · Notre service : entreposage et distribution
Le salaire du commis aux pièces, région par région
| Région | Bas | Médian | Élevé | Écart au Québec | Offert dans les annonces |
|---|---|---|---|---|---|
| Ensemble du Québec | 20 $ | 24 $ | 36 $ | — | — |
| Montérégie | 18 $ | 24 $ | 31 $ | 0 % | 24 $ (64) |
| Montréal | 20,16 $ | 25,44 $ | 35,05 $ | +6 % | 23 $ (58) |
| Laval | Pas de donnée propre : le Guichet-Emplois affiche les chiffres du Québec | 21 $ (23) | |||
| Lanaudière | Pas de donnée propre : le Guichet-Emplois affiche les chiffres du Québec | 24 $ (21) | |||
| Laurentides | Pas de donnée propre : le Guichet-Emplois affiche les chiffres du Québec | 24,75 $ (22) | |||
Le tableau porte sur la CNP 14401, « Magasiniers et commis aux pièces ». Elle réunit le commis aux pièces d’automobile, le préposé au détail, le commis aux fournitures médicales et les magasiniers de matériel, d’outils et de munitions : le comptoir de pièces n’y est pas mesuré à part. Elle exclut les commis aux achats (14403), les expéditeurs et réceptionnaires (14400) et les superviseurs (12013).
Salaire horaire bas, médian et élevé publiés par le Guichet-Emplois (CNP 14401), et salaire offert dans les annonces du Grand Montréal (6 mois, de février à août 2026) ; entre parenthèses, le nombre d’annonces à l’heure, en dessous de dix la médiane n’est pas affichée.
Médiane du Québec selon l’édition du fichier : 2023 : 24,50 $/h · 2024 : 23 $/h · 2025 : 24 $/h.
Ce que disent les annonces
Sur 197 annonces publiées sur le Guichet-Emplois dans le Grand Montréal (6 mois, de février à août 2026), 2 % mentionnent un quart de nuit, 8 % un quart de soir et 3 % la fin de semaine.
Le comptoir de pièces suit l’atelier qu’il sert. Dans un concessionnaire ou un garage, il ouvre avant les mécaniciens et ferme après eux : autrement, la première réparation de la journée attend. Beaucoup d’ateliers de la région tiennent un soir par semaine et le samedi, et le commis aux pièces y est alors seul au comptoir, sans personne à qui demander un numéro. Dans un atelier de flotte — camionnage, transport de personnes, municipal — les véhicules rentrent le soir et repartent tôt, donc le magasin de pièces ouvre à l’aube ou ferme tard, parfois les deux sur deux quarts. En usine, l’horaire suit la maintenance et non le détail : ni samedi, ni comptoir public. L’horaire se confirme avant l’entrevue, parce qu’entre un comptoir de détail ouvert le samedi et un magasin de flotte qui ouvre avant le lever du jour, ce n’est pas la même vie.
Le métier du commis aux pièces
- Recevoir, trier et ranger les pièces de rechange à des emplacements codés, en vérifiant chaque livraison contre le bon de commande
- Trouver la bonne pièce à partir du numéro d’identification du véhicule, du numéro de série de l’équipement, d’une vue éclatée ou du catalogue électronique du fournisseur
- Servir les mécaniciens au comptoir et les clients au détail, et proposer la pièce d’origine ou la pièce de substitution équivalente
- Sortir les pièces sur le bon de travail et les imputer au bon véhicule, au bon équipement ou au bon département
- Passer les commandes courantes et les commandes urgentes chez les fournisseurs, puis suivre les arrivages et les reliquats
- Traiter les retours : pièce non utilisée, mauvais numéro, pièce sous garantie à renvoyer au fabricant, carcasse d’échange standard à récupérer
- Tenir l’inventaire à jour dans le système du concessionnaire ou dans la GMAO de l’atelier, et faire les inventaires tournants
- Repérer les pièces qui dorment sur les tablettes et les écarts entre la quantité au système et la quantité réelle
- Préparer d’avance les pièces des entretiens planifiés, des travaux vendus d’avance et des rappels du fabricant
- Entreposer huiles, solvants, aérosols et batteries selon les étiquettes et les fiches de données de sécurité du SIMDUT
Exigences, cartes et certifications
- Diplôme d’études secondaires : Statistique Canada l’indique comme habituellement exigé pour la profession 14401
- Carte de compétence du comité paritaire de l’automobile ou certificat de qualification — Québec.ca les range parmi les exigences particulières du commis aux pièces
- Permis de conduire de classe 5, que Québec.ca donne comme souvent exigé : le commis va chercher ou livrer une pièce quand le commissionnaire n’est pas là
- Lecture d’un catalogue électronique de pièces, d’une vue éclatée et d’un numéro d’identification de véhicule
- Aisance avec le système du concessionnaire ou la GMAO de l’atelier et avec un lecteur de codes-barres
- Formation de cariste conforme à l’article 256.3 du Règlement sur la santé et la sécurité du travail dès que le poste comporte la conduite d’un chariot élévateur ; Québec.ca la donne comme parfois exigée ou comme un atout
- Formation SIMDUT dès que le magasin reçoit ou entrepose des huiles, des solvants, des aérosols ou des batteries
Formation
La formation directe du métier est le DEP en conseil et vente de pièces d’équipement motorisé, code 5347. L’Inforoute FPT le situe à 1 095 heures dans le secteur 10, Entretien d’équipement motorisé, et en décrit ainsi le but : fournir à la clientèle et au personnel de l’entreprise des pièces d’origine ou de substitution et des accessoires. Le programme couvre la réception de la marchandise, la gestion de l’inventaire, la recherche de pièces et le service à la clientèle. Plusieurs centres de formation professionnelle l’offrent, dont l’École des métiers spécialisés de Laval (Compétences-2000). L’admission demande un diplôme d’études secondaires ou son équivalent reconnu, ou bien seize ans au 30 septembre avec les unités de quatrième secondaire exigées en langue d’enseignement, en langue seconde et en mathématique. Ce DEP n’est toutefois pas obligatoire : Statistique Canada n’indique qu’un diplôme d’études secondaires pour la profession 14401, et beaucoup de commis apprennent le catalogue derrière le comptoir. Le métier est aussi désigné Sceau rouge sous le nom de technicien au service des pièces, dont le nom précédent était préposé aux pièces ; l’examen interprovincial compte 120 questions.
Progression
Le commis aux pièces monte d’abord à l’intérieur de son propre comptoir. Le décret de l’industrie des services automobiles de la région de Montréal le classe D dès son affectation au poste, puis C, B et A, chaque palier après 4 000 heures de travail en vente ou en distribution de pièces, d’accessoires ou de pneus de véhicule. Viennent ensuite le poste de gérant des pièces d’un concessionnaire et celui de représentant chez un distributeur, où la connaissance des catalogues sert à vendre plutôt qu’à servir. Statistique Canada range le superviseur de commis aux pièces dans une autre profession, la 12013, et le commis aux achats et au contrôle de l’inventaire dans la 14403 : deux sorties réelles, mais qui changent de code et donc de tableau.
Questions fréquentes
Quel est le salaire d’un commis aux pièces ?
Le tableau plus haut donne la médiane du Québec et celle de chaque région du Grand Montréal, à partir des données du Guichet-Emplois. Il porte sur la profession 14401, qui mêle le comptoir de pièces et le magasin de matériel : la note sous le tableau dit ce que ce regroupement recouvre. Dans un garage de la région de Montréal, la classe D, C, B ou A prévue au décret pèse aussi.
C’est quoi le travail d’un commis aux pièces ?
Le commis aux pièces trouve, sort et facture les pièces de rechange dont un atelier ou un client a besoin. Il part d’un numéro d’identification de véhicule, d’un numéro de série ou d’une vue éclatée, vérifie la disponibilité au système, propose la pièce d’origine ou son équivalent, puis l’impute au bon de travail. Il reçoit aussi les livraisons, gère les retours de garantie et compte l’inventaire.
Quelle formation faut-il pour devenir commis aux pièces ?
Le DEP en conseil et vente de pièces d’équipement motorisé, code 5347, est la voie directe : 1 095 heures selon l’Inforoute FPT, dans le secteur Entretien d’équipement motorisé. Il n’est pas obligatoire pour autant, puisque Statistique Canada n’indique qu’un diplôme d’études secondaires pour la profession 14401. Le reste — les catalogues, les numéros, les fournisseurs — s’apprend chez l’employeur.
Faut-il une carte de compétence pour être commis aux pièces à Montréal ?
Québec.ca range la carte de compétence du comité paritaire de l’automobile ou un certificat de qualification parmi les exigences particulières de ce métier. Dans la région de Montréal, le décret de l’industrie des services automobiles définit le commis aux pièces comme le salarié dont les fonctions sont essentiellement reliées à la distribution ou à la vente de pièces, d’accessoires ou de pneus de véhicule. Hors de cette industrie, en usine par exemple, rien de tel ne s’applique.
Que veulent dire les classes D, C, B et A d’un commis aux pièces ?
Ce sont les quatre échelons que la section 11.00 du décret de l’industrie des services automobiles de la région de Montréal attribue au commis aux pièces. La personne est classée D dès son affectation au poste, passe C après 4 000 heures à ce niveau, B après 4 000 heures de plus, puis A. Les heures comptées sont celles faites en vente ou en distribution de pièces, d’accessoires ou de pneus de véhicule.
Peut-on devenir commis aux pièces sans expérience ?
Oui, et c’est courant : l’essentiel du savoir est propre à la marque, au catalogue et au système de l’employeur, donc il s’enseigne sur place. Ce qui se vérifie à l’entrevue, c’est la rigueur sur les chiffres — un numéro de pièce mal lu fait revenir un client et immobilise un véhicule. Une entrée par la réception, la livraison ou l’atelier mène souvent au comptoir.
Quelle est la différence entre un commis aux pièces et un magasinier ?
Le commis aux pièces travaille par numéro de pièce : il identifie, commande, substitue et gère la garantie pour des pièces de rechange précises. Le magasinier gère des quantités : il tient un magasin d’outillage, de consommables et de matériel avec des seuils minimum et maximum. Les deux appellations appartiennent à la profession 14401, ce qui explique qu’un seul tableau de salaires les recouvre.
Commis aux pièces automobile ou en usine : est-ce le même métier ?
Le geste est le même, l’encadrement non. Chez un concessionnaire, un garage ou un magasin de pièces de la région de Montréal, le poste tombe sous le décret de l’industrie des services automobiles, avec ses classes et sa carte de compétence. Dans un atelier de flotte d’une entreprise qui n’est pas du secteur automobile, ou au magasin de pièces d’une usine, aucun décret ne s’applique et le catalogue change de fournisseurs.
Faut-il un permis de conduire pour travailler comme commis aux pièces ?
Souvent, oui : Québec.ca donne le permis de conduire de classe 5 comme souvent exigé pour ce métier. La raison est pratique — quand le commissionnaire est parti ou qu’il n’y en a pas, c’est le commis qui va chercher la pièce chez le fournisseur ou la porte à l’atelier voisin. Une annonce qui ne le dit pas fait perdre du temps aux deux parties.
Un commis aux pièces travaille-t-il le soir et le samedi ?
Dans le détail et chez les concessionnaires, oui : le comptoir ouvre avant les mécaniciens, ferme après eux, et beaucoup d’ateliers de la région tiennent un soir par semaine et le samedi. Dans un atelier de flotte, c’est plutôt tôt le matin ou tard le soir, quand les véhicules rentrent. En usine, l’horaire suit la maintenance, donc la semaine et le jour.
Comment dit-on commis aux pièces en anglais ?
« Parts clerk », et « partsperson » pour la profession au sens large ; le Guichet-Emplois classe le groupe sous « Storekeepers and partspersons », CNP 14401. Le programme Sceau rouge, lui, emploie « parts technician », rendu en français par technicien au service des pièces — l’ancien nom était préposé aux pièces. Dans les concessionnaires bilingues de Montréal, on entend surtout « parts counter » pour le comptoir.
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