Superviseur de production : salaire au Québec et dans le Grand Montréal
Le superviseur de production dirige l’équipe d’un quart en usine : il planifie le travail des monteurs et des contrôleurs, forme les nouveaux et répond de ce qui sort de la ligne. Dans le Grand Montréal, le poste se trouve dans les usines de Montréal, de Laval, de la Montérégie, de Lanaudière et des Laurentides. Cette page donne les tâches, la formation, ce que mesure le code CNP 92024 et le salaire par région.
- Médiane au Québec
- 31 $/h
- Fourchette
- 22,50 $ – 39,42 $/h
- Montréal
- médiane du Québec
Guichet-Emplois, édition 2025 · CNP 92024
Vous embauchez un superviseur de production à Montréal, Laval ou sur la Rive-Sud ? Recruter un superviseur de production · Notre service : manufacturier et production
Le salaire du superviseur de production, région par région
| Région | Bas | Médian | Élevé | Écart au Québec | Offert dans les annonces |
|---|---|---|---|---|---|
| Ensemble du Québec | 22,50 $ | 31 $ | 39,42 $ | — | — |
| Montérégie | Pas de donnée propre : le Guichet-Emplois affiche les chiffres du Québec | — (3) | |||
| Montréal | Pas de donnée propre : le Guichet-Emplois affiche les chiffres du Québec | — (4) | |||
| Laval | 24,37 $ | 29,74 $ | 40,73 $ | −4 % | — (0) |
| Lanaudière | 23,56 $ | 30,08 $ | 38,43 $ | −3 % | — (5) |
| Laurentides | 24,64 $ | 31,91 $ | 42,27 $ | +3 % | — (0) |
Le tableau porte sur la CNP 92024, « Surveillants/surveillantes dans la fabrication et le montage de produits divers » : jouets, bijoux, articles de sport, menuiserie, maisons préfabriquées. L’alimentaire (92012), le pharmaceutique (92011), le plastique (92013), les produits métalliques (92023) et le meuble (92022) ont leur propre code ; les monteurs supervisés sont classés 94219.
Salaire horaire bas, médian et élevé publiés par le Guichet-Emplois (CNP 92024), et salaire offert dans les annonces du Grand Montréal (6 mois, de février à août 2026) ; entre parenthèses, le nombre d’annonces à l’heure, en dessous de dix la médiane n’est pas affichée.
Médiane du Québec selon l’édition du fichier : 2023 : 28,21 $/h · 2024 : 33,17 $/h · 2025 : 31 $/h.
Ce que disent les annonces
Sur 17 annonces publiées sur le Guichet-Emplois dans le Grand Montréal (6 mois, de février à août 2026), 6 % mentionnent un quart de nuit, 41 % un quart de soir et 29 % la fin de semaine.
Le Guichet-Emplois situe la semaine de cette profession entre 35 et 40 heures. Le quart, lui, dépend de l’usine. Quand elle tourne sur plus d’un quart, chaque quart a besoin de quelqu’un qui réponde de la ligne, et le superviseur de soir ou de fin de semaine hérite de ce que le quart précédent a laissé : une commande en retard, une série à moitié réglée, une absence à remplacer. Le bloc « Ce que disent les annonces » plus haut donne, pour ce groupe, la part des offres du Grand Montréal qui mentionnent un quart de soir, de nuit ou de fin de semaine : lisez-le avant de postuler à un poste de jour. Comptez aussi le chevauchement de relève, en début et en fin de quart, et le temps de rédaction des rapports, qui s’ajoutent à l’horaire affiché.
Le métier du superviseur de production
- Planifier le quart et répartir les monteurs, les contrôleurs et les opérateurs sur les postes de la ligne
- Établir les méthodes de travail qui permettent de tenir les échéances, et coordonner avec l’expédition, la maintenance et la planification
- Suivre la production du quart — quantités sorties, rejets, arrêts — et expliquer les écarts au plan
- Résoudre les problèmes de la ligne et recommander des mesures pour améliorer la productivité et la qualité du produit
- Former les nouveaux aux tâches du poste, aux règles de sécurité et aux politiques de l’entreprise, puis vérifier qu’ils les appliquent
- Faire respecter le cadenassage avant tout déblocage, nettoyage ou réglage dans la zone dangereuse d’une machine
- Commander le matériel et les fournitures dont la ligne a besoin pour le quart suivant
- Régler au besoin les machines et l’équipement, notamment lors d’un changement de série
- Rédiger les rapports de production et d’incident, et transmettre la relève au superviseur du quart suivant
- Recommander des mesures de gestion du personnel, comme l’embauche et les promotions
Exigences, cartes et certifications
- Plusieurs années d’expérience comme monteur ou contrôleur, habituellement dans la même entreprise : c’est la condition d’accès que la Classification nationale des professions donne pour le groupe 92024
- Diplôme d’études secondaires, que la même classification dit « peut être exigé »
- Connaissance du cadenassage et des autres méthodes de contrôle des énergies que le Règlement sur la santé et la sécurité du travail impose avant tout travail dans la zone dangereuse d’une machine, aux articles 196 à 199
- Capacité à former sur le plancher : l’article 51 de la Loi sur la santé et la sécurité du travail oblige l’employeur à assurer au travailleur la formation, l’entraînement et la supervision appropriés
- Formation SIMDUT dès que l’équipe utilise ou entrepose des produits dangereux
- Rédaction des rapports de production et des rapports d’incident, que la classification compte parmi les fonctions du groupe
- Réglage des machines et de l’équipement de la ligne, fonction que la classification rattache aussi au superviseur
- Connaissance de la production à valeur ajoutée (PVA), que la fiche de quebec.ca signale comme parfois exigée ou considérée comme un atout
Formation
La Classification nationale des professions ne rattache pas de diplôme précis au groupe 92024 : un diplôme d’études secondaires « peut être exigé », et ce sont plusieurs années d’expérience comme monteur ou contrôleur, dans la même entreprise, qui ouvrent habituellement le poste. La fiche de quebec.ca sur la profession nomme deux programmes collégiaux, que l’Inforoute FPT décrit. Le DEC Technologie du génie industriel (235.B0) compte 2 595 heures sur environ trois ans ; dans la région, il se donne au Collège Ahuntsic, à Montréal, et au Collège Lionel-Groulx, à Sainte-Thérèse. Le DEC Technologie du génie des matériaux composites (241.C0) compte 2 715 heures et se donne au Cégep de Saint-Jérôme. La même fiche de quebec.ca ajoute que l’adhésion à l’Ordre des technologues professionnels du Québec et la connaissance de la production à valeur ajoutée sont parfois exigées ou considérées comme un atout. Le reste s’apprend dans l’usine : la procédure de cadenassage de chaque machine, le SIMDUT, les méthodes et les normes de qualité du produit.
Progression
La Classification nationale des professions prévient qu’il y a peu de mobilité entre les différents types de surveillants de ce groupe : l’expérience d’une ligne de portes et châssis ne se transporte pas telle quelle vers des jouets ou des bijoux. La suite se fait donc surtout dans la même usine, vers la direction de la production ou de l’usine. Ce niveau relève d’un autre groupe, la CNP 90010, « Directeurs/directrices de la fabrication », qui demande de cinq à dix ans d’expérience en supervision dans un centre de fabrication et habituellement un programme collégial ou universitaire en génie ou en administration des affaires.
Questions fréquentes
Quel est le rôle d’un superviseur de production ?
Le superviseur de production supervise, coordonne et planifie le travail des personnes qui fabriquent, montent et inspectent les produits d’une usine. Il établit les méthodes qui permettent de tenir les échéances, règle les problèmes de la ligne, forme les travailleurs aux tâches et aux règles de sécurité, et rédige les rapports de production. C’est la définition que la Classification nationale des professions donne au groupe 92024.
Quel est le salaire d’un superviseur de production ?
Le tableau plus haut donne le bas de l’échelle, la médiane et le haut, à partir des données du Guichet-Emplois pour la CNP 92024. Chaque ligne régionale se lit à part : quand le Guichet-Emplois n’a pas de donnée propre pour une région, le tableau le signale et y affiche les chiffres du Québec. Retenez aussi que ces chiffres portent sur les produits divers seulement.
Quel est le salaire d’un superviseur de production au Québec ?
La ligne du Québec, dans le tableau plus haut, le donne pour un périmètre plus étroit que le titre. La CNP 92024 ne couvre que la fabrication et le montage de produits divers : jouets, bijoux, articles de sport, menuiserie, maisons préfabriquées. Un superviseur d’usine alimentaire ou pharmaceutique relève d’un autre code, qui a sa propre échelle. La note sous le tableau précise le découpage.
Quelles sont les tâches d’un superviseur ?
En usine, le superviseur répartit l’équipe sur les postes de la ligne, suit ce qui sort et ce qui est rejeté, commande le matériel, forme les nouveaux et rédige les rapports du quart. La classification ajoute deux fonctions qu’on oublie souvent : recommander des mesures de gestion du personnel, comme l’embauche et les promotions, et régler au besoin les machines et l’équipement.
Quelle formation faut-il pour devenir superviseur de production ?
Aucun diplôme précis n’est exigé. La Classification nationale des professions indique qu’un diplôme d’études secondaires peut être exigé et que plusieurs années d’expérience comme monteur ou contrôleur, dans la même entreprise, le sont habituellement. La fiche de quebec.ca nomme deux DEC : Technologie du génie industriel (235.B0), offert au Collège Ahuntsic et au Collège Lionel-Groulx, et Technologie du génie des matériaux composites (241.C0).
Un superviseur de production pharmaceutique est-il compté dans ce tableau ?
Non. La classification range le surveillant de la fabrication de produits pharmaceutiques dans la CNP 92011, celle des surveillants dans le raffinage du pétrole, dans le traitement du gaz et des produits chimiques et dans les services d’utilité publique. Le tableau de cette page, qui porte sur la 92024, ne le mesure donc pas : pour ce poste, cherchez la fiche de la 92011 au Guichet-Emplois.
Un superviseur de production alimentaire est-il compté dans ce tableau ?
Non plus. Il relève de la CNP 92012, « Surveillants/surveillantes dans la transformation des aliments et des boissons ». La classification y range le contremaître de boulangerie, de conserverie ou d’embouteillage, et même le coordonnateur de l’analyse des risques et de la maîtrise des points critiques (ARMPC). Aucun d’eux n’entre dans le tableau de cette page, qui porte sur les produits divers.
Un superviseur de production travaille-t-il de soir ou la fin de semaine ?
Dès que l’usine tourne sur plus d’un quart, oui : chaque quart a besoin de quelqu’un qui réponde de la ligne. Le bloc « Ce que disent les annonces » plus haut donne la part des offres de ce groupe, dans le Grand Montréal, qui mentionnent un quart de soir, de nuit ou de fin de semaine. Le Guichet-Emplois situe la semaine de cette profession entre 35 et 40 heures.
Quelles sont les perspectives d’emploi pour un superviseur de production ?
Le Guichet-Emplois les qualifie de limitées pour la CNP 92024 au Québec, comme à Montréal, à Laval, en Montérégie et dans les Laurentides ; elles sont indéterminées dans Lanaudière. Il invoque une décroissance de l’emploi qui devrait abolir certains postes, des départs à la retraite qui en libéreront d’autres, et plusieurs travailleurs expérimentés déjà à la recherche d’un emploi dans cette profession.
Quelle est la différence entre un superviseur de production et un planificateur de production ?
Le superviseur dirige des personnes sur le plancher pendant un quart ; le planificateur décide de la séquence de fabrication. La classification les range dans deux groupes distincts : 92024 pour le surveillant de produits divers, 14402 pour les travailleurs de la logistique de la production. Le planificateur répartit les travaux et les matières et suit l’approvisionnement ; le superviseur fait en sorte que ça sorte, avec l’équipe qu’il a ce jour-là.
Un superviseur de production doit-il s’occuper du cadenassage ?
Il doit le faire respecter. Le Règlement sur la santé et la sécurité du travail exige le cadenassage, ou une méthode qui assure une sécurité équivalente, avant tout travail dans la zone dangereuse d’une machine, déblocage, nettoyage et réglage compris (article 196), et chaque personne qui y a accès cadenasse elle-même (article 197). La Loi sur la santé et la sécurité du travail, à l’article 51, oblige aussi l’employeur à assurer une supervision appropriée.
Comment dit-on superviseur de production en anglais ?
« Production supervisor ». La Classification nationale des professions intitule le groupe 92024 « Supervisors, other products manufacturing and assembly » et compte parmi ses appellations « production supervisor - assembly », « production supervisor - consumer products » et « production supervisor - machining ». En français, « contremaître » désigne le même niveau : c’est le terme que la classification utilise pour la plupart des exemples du groupe.
Vous êtes superviseur de production ?
Laissez votre numéro : nous vous écrivons par texto quand un poste correspond à votre profil.
Recevoir les offresVous embauchez un superviseur de production ?
Description de poste à copier, questions d’entrevue et repère salarial par région.
Recruter un superviseur de production