Manœuvre en transformation alimentaire : salaire au Québec et dans le Grand Montréal
Le manœuvre en transformation alimentaire est l’ouvrier de base d’une usine d’aliments ou de boissons : il charge les ingrédients, alimente et vide les machines, emballe et nettoie l’équipement. Il ne cuisine pas et ne travaille pas en restaurant. Cette page porte sur ce poste dans le Grand Montréal : le salaire région par région, les règles d’hygiène qui s’appliquent dès le vestiaire et ce que mesure la CNP 95106.
- Médiane au Québec
- 20,05 $/h
- Fourchette
- 16,45 $ – 26 $/h
- Montréal
- 18,56 $/h
Guichet-Emplois, édition 2025 · CNP 95106
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Le salaire du manœuvre en transformation alimentaire, région par région
| Région | Bas | Médian | Élevé | Écart au Québec | Offert dans les annonces |
|---|---|---|---|---|---|
| Ensemble du Québec | 16,45 $ | 20,05 $ | 26 $ | — | — |
| Montérégie | 17 $ | 21 $ | 26,25 $ | +5 % | 20 $ (143) |
| Montréal | 16,10 $ | 18,56 $ | 24,25 $ | −7 % | 18,20 $ (29) |
| Laval | 16,10 $ | 19 $ | 25 $ | −5 % | 19 $ (13) |
| Lanaudière | 17 $ | 21 $ | 26 $ | +5 % | 19 $ (22) |
| Laurentides | 16,10 $ | 19,66 $ | 25,53 $ | −2 % | 19,40 $ (46) |
Le tableau mesure la CNP 95106, « Manoeuvres dans la transformation des aliments et des boissons » : emballeur de viande, aide de laiterie, manoeuvre de brasserie, mais aussi manoeuvre au traitement du tabac ou du cannabis. Sont comptés ailleurs : le poisson et les fruits de mer (95107, 94142), les opérateurs de machines (94140), les échantillonneurs et trieurs (94143) et les surveillants (92012).
Salaire horaire bas, médian et élevé publiés par le Guichet-Emplois (CNP 95106), et salaire offert dans les annonces du Grand Montréal (6 mois, de février à août 2026) ; entre parenthèses, le nombre d’annonces à l’heure, en dessous de dix la médiane n’est pas affichée.
Médiane du Québec selon l’édition du fichier : 2023 : 18 $/h · 2024 : 19,25 $/h · 2025 : 20,05 $/h.
Ce que disent les annonces
Sur 256 annonces publiées sur le Guichet-Emplois dans le Grand Montréal (6 mois, de février à août 2026), 16 % mentionnent un quart de nuit, 21 % un quart de soir et 10 % la fin de semaine.
Le Guichet-Emplois indique une semaine de 35 à 40 heures. Au Québec, 83 % des personnes de ce groupe travaillent à temps plein ; 56 % travaillent toute l’année, les autres en moyenne 40 semaines. Le bloc au-dessus résume ce que les annonces du Grand Montréal disent de la nuit, du soir et de la fin de semaine. Dans une usine d’aliments, le quart commence au vestiaire : vêtements propres réservés au travail, résille, couvre-barbe, bijoux et montre retirés, lavage des mains et des avant-bras. Demandez si ce temps est compris dans les heures payées. Si le poste est à l’assainissement, demandez à quel moment se fait le nettoyage des lignes : c’est lui qui fixe votre horaire.
Le métier du manœuvre en transformation alimentaire
- Transporter les matières premières, les matériaux d’emballage et les produits finis entre l’entrepôt et la ligne, à la main ou avec un équipement mécanique
- Mesurer les ingrédients et les charger dans les trémies des mélangeurs et des broyeurs
- Alimenter les machines de transformation, puis les décharger à la fin du cycle
- Placer les boîtes aplaties dans la machine de formage et retirer du convoyeur les contenants remplis
- Mettre les produits en sac, en boîte ou en caisse à la main, empiler les caisses et monter les palettes
- Vérifier les produits et les emballages pour repérer un défaut évident et mettre de côté ce qui n’est pas conforme
- Nettoyer et assainir les aires de travail et l’équipement, en cadenassant la machine avant d’entrer dans sa zone dangereuse
- Aider l’opérateur de machines ou de procédés : préparer les matières, surveiller l’arrivée des produits, le prévenir d’un bourrage
- Se laver les mains et les avant-bras avant de commencer, après les toilettes et après avoir manipulé des aliments crus, comme l’exige le Règlement sur les aliments
Exigences, cartes et certifications
- Aucun diplôme : selon la CNP, quelques années d’études secondaires peuvent être exigées, et le Guichet-Emplois classe la profession comme non réglementée
- Tenue imposée par l’article 2.2.3 du Règlement sur les aliments : bonnet ou résille qui couvre tous les cheveux, couvre-barbe, vêtements propres réservés au travail, ni bijou, ni montre, ni vernis à ongles
- Être exempt de maladie contagieuse transmissible par les aliments et de lésion infectée de la peau ; une plaie ouverte se couvre d’un pansement imperméable, et d’un gant si elle est à la main, au poignet ou à l’avant-bras (article 2.2.3.1)
- Formation SIMDUT donnée par l’employeur pour les produits dangereux présents dans l’usine
- Formation à la méthode de cadenassage de l’usine : le Règlement sur la santé et la sécurité du travail l’exige avant tout nettoyage ou déblocage dans la zone dangereuse d’une machine (article 196)
- Seize ans (article 256.2) et la formation de l’article 256.3 du même règlement pour conduire un chariot élévateur
- Capacité de rester debout, de se pencher ou de se tordre le corps, de manipuler du matériel et de répéter les mêmes gestes, selon le Guichet-Emplois
Formation
Aucun programme n’est exigé pour entrer comme manœuvre : l’employeur forme sur place, au SIMDUT, à sa méthode de cadenassage et, s’il y a un chariot élévateur, selon l’article 256.3 du Règlement sur la santé et la sécurité du travail. L’hygiène a sa propre règle. Le Règlement sur les aliments oblige l’exploitant à confier le contrôle de l’hygiène à un titulaire de l’attestation de gestionnaire d’établissement alimentaire, puis à avoir sur place une personne formée pendant les heures d’activité ou au moins 10 % du personnel de préparation et de nettoyage titulaire de l’attestation de manipulateur d’aliments. Cette formation de manipulateur dure au moins 6 heures et se termine par un examen. Pour aller plus loin, l’Inforoute FPT recense l’AEP Opération d’équipements en transformation alimentaire (4255) : 330 heures, environ 2 mois, offerte en anglais sous le nom Food Processing Equipment Operation (4755) ; dans la région, elle la rattache à l’École Polymécanique de Laval. On y est admis avec les unités de 3e secondaire en langue d’enseignement, en langue seconde et en mathématique, et à 18 ans ou avec un DES. Au collégial, le Collège de Maisonneuve offre l’AEC Transformation des aliments (705 heures, avec un stage de 3 semaines), et l’Inforoute FPT recense le DEC Technologie des procédés et de la qualité des aliments (154.A0), un programme de 3 ans donné notamment au Collège de Maisonneuve, au Cégep de Lanaudière à Joliette et à l’Institut de technologie agroalimentaire du Québec, campus de Saint-Hyacinthe.
Progression
Selon Statistique Canada, il existe une certaine mobilité entre les emplois du groupe, et l’expérience permet d’accéder à des postes d’opérateurs de machines ou de procédés, une autre profession, la CNP 94140. L’AEP Opération d’équipements en transformation alimentaire prépare à ce poste. Selon l’Inforoute FPT, le DEC Technologie des procédés et de la qualité des aliments mène aux métiers d’inspecteur de produits alimentaires et de surveillant dans la transformation des aliments et des boissons (CNP 92012).
Questions fréquentes
C’est quoi un manœuvre en transformation alimentaire ?
Un manœuvre en transformation alimentaire est l’ouvrier de base d’une usine d’aliments ou de boissons : il charge les ingrédients, alimente et vide les machines, emballe, vérifie les emballages et nettoie l’équipement. Il ne cuisine pas. Statistique Canada le situe dans les usines de fruits et légumes, les laiteries, les minoteries, les boulangeries-pâtisseries, les raffineries de sucre, les usines de viande et les brasseries.
Journalier de production alimentaire et manœuvre en transformation alimentaire : est-ce le même emploi ?
Oui, quand l’usine fabrique des aliments ou des boissons. Les annonces emploient souvent « journalier de production alimentaire » ou « journalier alimentaire » ; Statistique Canada range ce travail dans la CNP 95106, où figure le titre « manoeuvre à la transformation des aliments ». Un journalier d’une usine de meubles ou de plastique relève d’un autre code, avec son propre salaire : regardez ce que l’usine produit.
Quels sont les métiers possibles dans une usine agroalimentaire ?
Sur le plancher d’une usine d’aliments, la CNP distingue plusieurs professions : le manœuvre (95106), l’opérateur de machines et de procédés industriels (94140), l’échantillonneur et trieur (94143) et le surveillant (92012). Le poisson et les fruits de mer ont leurs propres codes (94142 et 95107). Le contrôle de la qualité s’apprend au DEC Technologie des procédés et de la qualité des aliments. Le manœuvre est le poste d’entrée, celui dont cette page donne le salaire.
Quel est le salaire d’un manœuvre en transformation alimentaire à Montréal ?
Le tableau plus haut donne le salaire bas, médian et élevé publiés par le Guichet-Emplois pour le Québec et région par région, et la dernière colonne montre ce que les annonces offrent. Il porte sur toute la CNP 95106 : viande, boulangerie, laiterie et brasserie y sont mêlées. Une usine de poisson ou de fruits de mer est mesurée sous un autre code, la CNP 95107, et n’entre donc pas dans ces chiffres.
Quelle formation faut-il pour travailler dans une usine alimentaire ?
Aucune n’est exigée pour le poste de manœuvre : la CNP indique que quelques années d’études secondaires peuvent être demandées, et l’employeur forme sur place. Pour aller plus loin, l’Inforoute FPT recense l’AEP Opération d’équipements en transformation alimentaire (330 heures) et le DEC Technologie des procédés et de la qualité des aliments (154.A0). Le Collège de Maisonneuve offre aussi une AEC Transformation des aliments.
La formation MAPAQ de manipulateur d’aliments est-elle obligatoire ?
Pas pour chaque employé. Le Règlement sur les aliments oblige l’exploitant à confier l’hygiène à un titulaire de l’attestation de gestionnaire, puis à avoir sur place une personne formée pendant les heures d’activité, ou au moins 10 % du personnel de préparation et de nettoyage formé. La formation de manipulateur dure au moins 6 heures et se termine par un examen. Certains établissements, dont ceux agréés sous la loi fédérale sur l’inspection des viandes, en sont exemptés.
Pourquoi faut-il porter une résille et enlever ses bijoux ?
Le Règlement sur les aliments l’exige, à l’article 2.2.3, de toute personne qui prépare les produits ou nettoie le matériel : bonnet ou résille qui couvre tous les cheveux, couvre-barbe, vêtements propres réservés au travail, ni bijou, ni montre, ni vernis à ongles. Le même article impose de se laver les mains et les avant-bras à l’eau chaude et au savon avant de commencer, après les toilettes et après avoir manipulé des aliments crus.
Peut-on travailler en usine alimentaire sans expérience ni diplôme ?
Oui. La CNP 95106 n’exige aucun diplôme, et le Guichet-Emplois classe la profession comme non réglementée. Au Québec, 36 % des personnes de ce groupe n’ont pas de diplôme d’études secondaires, selon la même source. Le Guichet-Emplois décrit surtout des exigences physiques : station debout, gestes répétitifs, charges à manipuler, torsions du corps. Le SIMDUT et le cadenassage, c’est l’employeur qui doit les enseigner.
En quoi consiste l’assainissement dans une usine alimentaire ?
L’assainissement est le nettoyage des aires de travail et de l’équipement, une tâche que la CNP confie au manœuvre. Dès qu’il faut entrer dans la zone dangereuse d’une machine pour la nettoyer, le Règlement sur la santé et la sécurité du travail exige le cadenassage (article 196), et chaque personne qui y a accès pose son propre cadenas (article 197). L’AEP Opération d’équipements en transformation alimentaire y consacre une compétence de 45 heures.
Les emplois en usine alimentaire durent-ils toute l’année ?
Pas toujours. Selon le Guichet-Emplois, 56 % des personnes de ce groupe au Québec travaillent toute l’année et 44 % une partie seulement, en moyenne 40 semaines. Le temps partiel touche 17 % d’entre elles. La source ne dit pas pourquoi : avant d’accepter, demandez si le poste est permanent, s’il suit une saison de production ou s’il dépend des commandes, et combien d’heures sont garanties.
Quelles sont les perspectives d’emploi dans le Grand Montréal ?
Le Guichet-Emplois cote les perspectives « Très limitées » pour la CNP 95106 au Québec, à Montréal, à Laval, dans les Laurentides et en Montérégie, et « Limitées » dans Lanaudière. Il prévoit une baisse de l’emploi, des postes libérés par les départs à la retraite et plusieurs travailleurs expérimentés qui cherchent un emploi. Pour vous démarquer, mettez en tête de votre CV une expérience en usine d’aliments ou l’attestation de manipulateur d’aliments.
Comment dit-on manœuvre en transformation alimentaire en anglais ?
Statistique Canada donne « food processing labourer » ; le groupe s’appelle en anglais « Labourers in food and beverage processing », CNP 95106. Parmi les autres titres officiels du groupe : « meat packager », « frozen food packer », « brewery labourer » et « candy packer ». Les programmes d’études ont aussi leur nom anglais : l’AEP se donne en anglais sous le nom Food Processing Equipment Operation (4755).
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