Salaires par poste

Journalier de production : salaire au Québec et dans le Grand Montréal

Le journalier de production fait le travail de base d’une usine : il alimente les lignes, aide les opérateurs de machines, vérifie, trie, emballe et nettoie. Au Québec, selon le Guichet-Emplois, il travaille dans les services de soutien, la fabrication diverse, le commerce de gros, le meuble et l’imprimerie. Cette page donne le salaire dans les cinq régions du Grand Montréal et ce que le code CNP mesure vraiment.

Médiane au Québec
20 $/h
Fourchette
16,10 $ – 25,81 $/h
Montréal
17,50 $/h

Guichet-Emplois, édition 2025 · CNP 95109

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Le salaire du journalier de production, région par région

RégionBasMédianÉlevéÉcart au QuébecOffert dans les annonces
Ensemble du Québec16,10 $20 $25,81 $——
Montérégie16,75 $20,82 $26,38 $+4 %20,25 $ (98)
Montréal16,10 $17,50 $23 $−13 %20,44 $ (20)
Laval16,10 $18 $23 $−10 %— (7)
Lanaudière17,07 $20,75 $25,45 $+4 %21,24 $ (28)
Laurentides17 $20,34 $27,75 $+2 %19,91 $ (20)

Le tableau mesure la CNP 95109, « Autres manoeuvres des services de transformation, de fabrication et d’utilité publique » : meuble, imprimerie, vêtement, électrique, emballage, recyclage. Seules exclusions officielles : les surveillants (92015, 92021, 92022, 92024). Manœuvres du plastique et des pneus (95104), du métal (95101), des aliments (95106), du bois (95103) sont des groupes voisins.

Salaire horaire bas, médian et élevé publiés par le Guichet-Emplois (CNP 95109), et salaire offert dans les annonces du Grand Montréal (6 mois, de février à août 2026) ; entre parenthèses, le nombre d’annonces à l’heure, en dessous de dix la médiane n’est pas affichée.

Médiane du Québec selon l’édition du fichier : 2023 : 17,87 $/h · 2024 : 19 $/h · 2025 : 20 $/h.

Ce que disent les annonces

Sur 179 annonces publiées sur le Guichet-Emplois dans le Grand Montréal (6 mois, de février à août 2026), 6 % mentionnent un quart de nuit, 11 % un quart de soir et 6 % la fin de semaine.

Le bloc au-dessus donne la part des annonces du Grand Montréal qui mentionnent un quart de nuit, de soir ou de fin de semaine : c’est la mesure la plus directe pour qui cherche un poste de journalier de production de nuit. Le Guichet-Emplois indique une semaine de 35 à 40 heures. Au Québec, 85 % des personnes de ce groupe travaillent à temps plein et 15 % à temps partiel ; la moitié seulement travaille toute l’année, et les autres travaillent en moyenne 39 semaines. Concrètement, le quart fixe l’heure à laquelle il faut se rendre à l’usine et en repartir : avant de postuler de soir ou de nuit, vérifiez le trajet à ces heures-là. Pour un emploi à temps partiel, demandez si les heures sont garanties ou si elles suivent les commandes.

Le métier du journalier de production

  • Transporter les matières premières, les composants et les produits finis dans l’usine, à la main ou avec un transpalette
  • Alimenter la ligne ou la machine en matières, en boîtes et en étiquettes pour qu’elle ne s’arrête pas
  • Aider l’opérateur de machine ou le monteur : passer les pièces, retirer la production en sortie de machine, préparer le poste
  • Vérifier et peser les matières et les produits, et mettre de côté ceux qui ne sont pas conformes
  • Trier, emballer, mettre en caisse et étiqueter les produits, puis monter et filmer les palettes
  • Nettoyer le poste, les aires de travail et le matériel, en suivant la procédure de cadenassage dès qu’il faut entrer dans la zone dangereuse d’une machine
  • Retirer les rebuts et trier les matières recyclables à la fin des opérations
  • Signaler à l’opérateur ou au chef d’équipe un manque de matière, un produit abîmé ou une machine qui se comporte mal
  • Changer de poste au besoin : la même personne peut passer de l’emballage à l’alimentation de la ligne au cours d’une semaine

Exigences, cartes et certifications

  • Aucun diplôme n’est imposé par la Classification nationale des professions : quelques années d’études secondaires peuvent être exigées
  • Profession non réglementée au Québec : aucun permis ni certificat de qualification, selon le Guichet-Emplois
  • Formation SIMDUT donnée par l’employeur dès que le poste expose à un produit dangereux, adaptée à l’usine et aux produits présents
  • Formation à la procédure de cadenassage de l’établissement avant tout nettoyage, déblocage ou réglage dans la zone dangereuse d’une machine
  • Pour conduire un transpalette motorisé ou un chariot élévateur : seize ans, selon l’article 256.2 du Règlement sur la santé et la sécurité du travail, et une formation conforme à l’article 256.3
  • Capacité de rester debout, de manipuler du matériel, de répéter les mêmes gestes et de se pencher pendant la majeure partie du quart
  • Port de l’équipement de sécurité de base : le Guichet-Emplois note l’exposition au bruit, aux substances chimiques dangereuses et aux risques de blessure cutanée

Formation

Aucun programme ne mène directement au poste de journalier de production : on y entre sans diplôme, et c’est l’employeur qui donne les formations qui comptent. Selon la CNESST, il doit former au SIMDUT toute personne exposée à un produit dangereux, et mettre ce programme à jour chaque année ou à l’arrivée d’un nouveau produit ; la CNESST n’accrédite aucun formateur SIMDUT, donc une attestation d’un ancien emploi ne remplace pas la formation propre à l’usine. Il doit aussi former et informer les personnes qui ont accès à la zone dangereuse d’une machine sur la méthode de cadenassage appliquée. Pour aller plus loin, l’Inforoute FPT recense le DEP Opération d’équipements de production (5362), offert aussi en anglais sous le nom Production Equipment Operation (5862) : 870 heures, environ 10 mois ; dans la région, elle le rattache au C.F.P. Anjou, à Montréal, à l’École Polymécanique de Laval et au C.F.P. l’Émergence, dans les Laurentides ; les groupes ouverts changent d’une année à l’autre, vérifiez-les sur l’Inforoute. On y est admis avec un diplôme d’études secondaires ou, à partir de 16 ans, avec les unités de 3e secondaire en langue d’enseignement, en langue seconde et en mathématique. Une reconnaissance des acquis et des compétences existe dans plusieurs centres.

Progression

Statistique Canada le dit dans la définition de la CNP : l’expérience permet d’accéder à des postes d’opérateurs de machines, et il existe une certaine mobilité entre les emplois du groupe, de l’emballage à l’aide à la machine. Le DEP Opération d’équipements de production prépare précisément au métier d’opérateur, avec le réglage des équipements et le contrôle de la qualité. Plus loin, la supervision de production est une autre profession, la CNP 92024.

Questions fréquentes

C’est quoi un journalier de production ?

Un journalier de production est un manœuvre d’usine : il transporte les matières, alimente les lignes, aide les opérateurs de machines, vérifie, trie, emballe et nettoie. Le poste n’exige pas de diplôme précis. C’est la porte d’entrée de la fabrication : on y apprend la ligne, les produits et les règles de sécurité de l’usine, puis on peut viser un poste d’opérateur.

Quel est le salaire moyen d’un journalier de production ?

Le Guichet-Emplois ne publie pas de moyenne : il donne un salaire bas, médian et élevé, que le tableau plus haut reprend pour le Québec et pour chaque région du Grand Montréal. La colonne des annonces montre en plus ce que les employeurs offrent réellement. Le tableau porte sur la CNP 95109 : une usine de plastique ou d’aliments est mesurée sous un autre code.

Quelles sont les tâches d’un journalier ?

En usine, les tâches d’un journalier sont celles que Statistique Canada énumère pour la CNP 95109 : transporter les matières et les produits, vérifier et peser, trier, emballer et mettre en caisse, aider les opérateurs et les monteurs, nettoyer les aires et le matériel. Le dosage change d’une usine à l’autre ; l’annonce devrait dire à quel poste de la ligne vous serez.

Que fait un journalier de production alimentaire ?

Il fait le même genre de travail, mais dans une usine d’aliments ou de boissons. Statistique Canada le classe dans une autre profession, la CNP 95106, « Manoeuvres dans la transformation des aliments et des boissons ». Son salaire n’est donc pas dans le tableau de cette page : il a sa propre fiche, Manœuvre en transformation alimentaire.

Quel est le code CNP d’un journalier de production ?

Dans l’index des appellations du Guichet-Emplois, « journalier de production - fabrication » est rattaché à la CNP 95109. Le même titre change de code selon le produit : « industrie du pneumatique » va en 95104 et « remorques » en 95101. Avant de comparer un salaire ou de remplir un formulaire d’immigration, vérifiez donc ce que l’usine fabrique.

Comment dit-on journalier de production en anglais ?

Le Guichet-Emplois traduit « journalier de production - fabrication » par « production day labourer – manufacturing ». Dans les annonces de Montréal, on voit plutôt « production labourer », « general labourer » ou « factory worker ». Le nom officiel du groupe, en anglais, est « Other labourers in processing, manufacturing and utilities », CNP 95109.

Peut-on devenir journalier de production sans expérience ni diplôme ?

Oui. La CNP n’impose aucun diplôme ; quelques années d’études secondaires peuvent être demandées. Selon le Guichet-Emplois, 35 % des personnes de ce groupe au Québec n’ont pas de diplôme d’études secondaires. Les exigences que note le Guichet-Emplois sont surtout physiques : rester debout, manipuler du matériel, répéter les mêmes gestes. Le SIMDUT et le cadenassage s’apprennent ensuite à l’usine.

Trouve-t-on des postes de journalier de production de nuit ou à temps partiel ?

Oui, dans les deux cas. Le bloc « Ce que disent les annonces » donne la part des annonces du Grand Montréal qui mentionnent la nuit, le soir ou la fin de semaine. Pour le temps partiel, le Guichet-Emplois indique que 15 % des personnes de ce groupe au Québec y travaillent, contre 85 % à temps plein, et que la moitié ne travaille qu’une partie de l’année.

Quelles formations l’employeur doit-il donner à un journalier ?

Trois, selon le poste. Le SIMDUT dès qu’il y a des produits dangereux, que la CNESST met à la charge de l’employeur. La méthode de cadenassage avant d’entrer dans la zone dangereuse d’une machine. Et, pour le transpalette motorisé ou le chariot élévateur, la formation de l’article 256.3 du Règlement sur la santé et la sécurité du travail, à partir de 16 ans selon l’article 256.2.

Quelles sont les perspectives d’emploi à Montréal et à Laval ?

Le Guichet-Emplois cote les perspectives « Très limitées » pour la CNP 95109 au Québec et dans chacune des cinq régions du tableau, Montréal et Laval comprises. Il cite une baisse de l’emploi prévue, des départs à la retraite et plusieurs travailleurs expérimentés qui cherchent un emploi. Des postes s’ouvrent quand même : le tableau donne le nombre d’annonces région par région.

Journalier de production ou manutentionnaire : quelle différence ?

Le journalier de production travaille dans le procédé de fabrication : il alimente la ligne, aide l’opérateur, vérifie et emballe ce qui sort. Le manutentionnaire déplace, charge et range la marchandise, surtout en entrepôt. Ce sont deux professions distinctes : CNP 95109 pour le premier, CNP 75101, « Manutentionnaires », pour le second, chacune avec sa propre fiche.

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